Ouverture du camp des recrues du Canadien: David Reinbacher, à Laval pour commencer?

Jonathan Bernier
Partager
Repêché au cinquième rang par le Canadien, David Reinbacher est le joueur sélectionné le plus haut en 2023 à ne toujours pas avoir disputé un match dans la LNH.
• À lire aussi - Non, Ivan Demidov ne perdra pas son temps cette semaine
• À lire aussi - Le genou de David Reinbacher est complètement guéri: «Je suis maintenant à 100%»
Connor Bedard, Leo Carlsson, Adam Fantilli et Will Smith ont tous déjà vécu leur baptême dans le circuit Bettman. Bien que l’on prétende que l’Autrichien pourrait lutter pour le poste de sixième défenseur à Montréal, son avenir immédiat semble se trouver à Laval.
«Ton rang de repêchage amène une pression supplémentaire. Mais je pense qu’il est super intelligent et cérébral. Il est capable de comprendre qu’il a besoin de répétitions», a indiqué Daniel Jacob, entraîneur adjoint du Rocket, à l’ouverture du camp des recrues du Tricolore.
Évidemment, rien n’est coulé dans le béton. Il n’est pas dit que le défenseur de 20 ans ne connaîtra pas un camp du tonnerre, pour coiffer toute la compétition au fil d’arrivée. Sauf qu’un début de saison à Laval serait une décision logique, considérant qu’il n’a que 21 matchs d’expérience dans la Ligue américaine.
Blessé au genou gauche à la suite d’un jeu anodin dès son premier match préparatoire, il y a un an, Reinbacher a été confiné au rôle de spectateur jusqu’au mois de février. Une fois de retour au jeu, il a dû se plier au protocole que l’organisation avait mis en place: jouer un match sur deux.
Une bonne tête
Disons que ce fut le genre de saison qui a permis aux dirigeants d’obtenir des indications sur la force de caractère de l’Autrichien.
«C’est ce que j’ai trouvé de plus impressionnant chez lui. Il s’est accroché. Beaucoup de jeunes...», a avancé Jacob, sans terminer sa phrase.
On comprend que le responsable des défenseurs voulait insinuer que plusieurs joueurs se seraient peut-être découragés en traversant ce que l’arrière a vécu.
«Quand tu reviens d’une blessure, tu veux jouer. Il a été très mature de ce côté. Il a compris qu’il y avait un plan, une façon de faire, a raconté l’homme de hockey de 45 ans. Ça n’a pas toujours été facile, car il avait besoin de répétitions. Dans les séries, il a commencé à retrouver ses aises.»
Le Canadien a également géré le dossier pour faire en sorte qu’il ne ressemble pas à un chevreuil surpris au milieu d’une autoroute à son retour.
«L’organisation s’est assurée qu’il progresse quand même. Il a participé aux séances vidéo. Il a été présent dans l’entourage du Canadien et dans le nôtre, a noté Pascal Vincent. Ce qui fait en sorte qu’il connaît tous les joueurs et qu’il a une bonne compréhension des systèmes en place. C’est immense pour aider un joueur à se sentir à l’aise.»
Maintenant que son genou est rétabli à 100%, il ne lui reste qu’à poursuivre sur cette lancée et à se placer en bonne position pour un rappel.