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Oui, le Canadien peut vaincre les Hurricanes

Photo portrait de Jean-Charles Lajoie

Jean-Charles Lajoie

2026-05-20T22:14:59Z

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Dans les innombrables clichés du hockey, on retrouve le classique « Tout le monde peut battre tout le monde ». Je pars de ce principe un brin simpliste pour vous dire que j’ai confiance. 

Je pense vraiment que le Canadien peut embêter les Hurricanes et même gagner cette finale de l’Est.

Les « Canes » n’ont pas sué du printemps, étant dans le carré d’as après le minimum de huit matchs. Ottawa n’a jamais pris son envol. Diminués par les blessures, des Sénateurs disloqués qui avaient mérité leur ciel en atteignant les séries. Puis, les Flyers – que tous avaient éliminés à la mi-mars – ont gagné la coupe Stanley de la Pennsylvanie face aux Penguins ; ils étaient vulnérables et essoufflés.

Le Canadien a vaincu beaucoup plus grand et fort pour mériter son billet de troisième tour. Cela vient avec une usure en valeur ajoutée. Si Juraj Slafkovsky n’est pas blessé, il m’inquiète vivement. Je le présume amoché.

De toute évidence, Josh Anderson a des bobos. Alexandre Carrier joue comme un dieu, ça fait oublier qu’il a commencé les séries de peine et de misère en revenant d’une blessure relativement sérieuse. Noah Dobson est moins épuisé, ayant moins joué. Il porte un gant spécial et ne peut tirer avec la même autorité.

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Mais... tout le monde peut battre tout le monde dans la Ligue nationale. La preuve, le Canadien a vaincu et perdu deux fois contre le Lightning et les Sabres en saison avant de les sortir coup sur coup en séries.

Montréal a toutefois perdu ses trois matchs contre les Flyers, tombés en 4 devant les Hurricanes... que le CH a battu trois fois en autant d’occasions.

Recommencer à zéro

Cependant, toutes ces statistiques ne servent plus à rien. Demain soir à Raleigh, la rondelle tombera sur une belle glace neuve et l’histoire s’écrira à partir d’une page blanche.

La bataille qu’on vivra sera celle d’un club de possession de rondelle qui excelle à préserver des avances contre un autre qui adore se placer en eaux troubles, commencer ses matchs en retard et revenir de l’arrière pour gagner.

Cette qualité cinématographique du Canadien ne vaut plus autant tard dans les séries. Il lui faudra plus d’engagement dès le départ des rencontres. Il devra travailler au moins aussi fort que les « Canes » pour presser les porteurs de la rondelle ou sur les replis défensifs.

Montréal devra être l’agresseur et entrer sous la peau de gars comme Sebastian Aho et Andrei Svechnikov qui n’aiment pas beaucoup se faire frapper.

Josh Anderson devra s’occuper de Jordan Staal sans jeter les gants, lui faire perdre son focus, celui qui lui fait exceller dans tous les détails du jeu.

Il faudra dégonfler le ballon Frederik Andersen, ce grand incompris qui nous a habitués à l’échapper solide. Tout va bien pour lui.

Cette série sera aussi celle de Martin St-Louis, le meneur d’hommes d’exception, face à un Rod Brind’Amour qui joue sa réputation. C’est la huitième saison de celui-ci derrière le banc des « Canes ». Chaque fois, il a mené son club en séries : il a trébuché trois fois en finale d’association et n’a jamais dirigé en finale de la Coupe Stanley. À sa décharge, il n’a pas compté sur une équipe aussi puissante et profonde que cette année.

On aura toute une série !

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