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Oui à une académie de hockey au Québec

Photo Martin Chevalier
Photo portrait de Marc de Foy

Marc de Foy

2025-03-05T00:00:00Z

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La réalité nous a frappés de plein fouet lors de la récente Confrontation des 4 nations. L’équipe canadienne ne comptait aucun joueur québécois actif dans la formation. Samuel Montembeault agissait à titre de troisième gardien. Ce n’est pas bon signe à moins d’un an de la prochaine présentation des Jeux olympiques d’hiver. On peut dire que notre hockey a touché le fond du baril.

Cette triste constatation survient au moment où le gouvernement Legault vient de proclamer le hockey comme le sport national du Québec. Au début de la semaine, le premier match officiel de hockey a été inscrit aussi au patrimoine québécois par le ministre de la Culture et des Communications Mathieu Lacombe.

Cette rencontre avait été disputée le 3 mars 1875, il y a donc 150 ans, à l’aréna Victoria, qui était situé à un jet de pierre de l’emplacement où on retrouve aujourd’hui le Centre Bell. Une plaque commémorative de cet événement sera installée prochainement à un endroit qui reste à déterminer.

Or, il ne faudrait pas dire un jour que la pratique du hockey a déjà fait partie de notre culture.

Les joueurs de la Ligue nationale ont beau venir de partout, les amateurs québécois aiment s’identifier à des joueurs de chez eux.

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C’est ce qu’il y a de plus légitime.

Changer les mentalités

Le problème du hockey québécois se situe au niveau de la gouvernance, c’est de notoriété publique.

Jocelyn Thibault a quitté le poste de directeur général de Hockey Québec parce qu’il n’arrivait pas obtenir un consensus parmi les intervenants du milieu. Chacun travaille de son côté, chacun prône ses méthodes, c’est l’anarchie. Ce sont les jeunes qui paient pour les pots cassés.

L’ancien arbitre de la LNH Stéphane Auger, qui a succédé à Thibault, cherche à son tour à changer les mentalités. La tâche n’est pas mince, mais Auger affirme voir une ouverture d’esprit depuis son entrée en fonction.

«On n’est pas pire qu’ailleurs, au Québec, dit-il.

«Il faut juste travailler ensemble. Jocelyn a commencé ce travail et je prends la relève. Les gens viennent s’asseoir chez nous et, honnêtement, ils sont emballés.

«On a de bons échanges. Les gens veulent que ça fonctionne. Il y a une volonté de tous pour que les choses changent.»

Recommandation valable

Des pistes de solution sont sur la table. Parmi elles, il y a la création d’une académie de hockey, comme recommandé dans le rapport déposé par le Comité québécois sur le développement du hockey en avril 2022.

Cette formule existe depuis longtemps au baseball. Elle s’étend à l’échelle canadienne. Au Québec, les joueurs de l’Académie de baseball du Canada s’entraînent aux superbes installations de la Cité du sport de Terrebonne.

«On a actuellement un comité de consultation qui étudie ce projet, indique Auger.

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«Une réunion aura lieu la semaine prochaine. Elle réunira les dirigeants de la Ligue de hockey junior Maritimes Québec [LHJMQ], de la Ligue de développement du hockey M18 AAA, du Regroupement du sport étudiant du Québec [RSEQ], de la Ligue junior AAA et de Hockey Québec.

«Présentement, chaque ligue a sa façon de développer ses joueurs. Ce qu’on veut faire, c’est établir un code uniforme. C’est en chantier. Ça va faire partie d’un plan de développement que l’on aimerait déposer idéalement au début de la prochaine saison.»

De l’aide pour les moins nantis

Mais comme dans n’importe quoi, il y a des coûts rattachés à tout ça. Les frais liés à l’achat de l’équipement pour les jeunes ne sont pas à la portée de toutes les bourses.

À cet égard, des unités mobiles de prêts d’équipement et des boîtes Circonflexes ont été créées, souligne la ministre responsable du Sport, du Loisir et du Plein air Isabelle Charest.

Les parents dont les enfants sont inscrits dans des programmes particuliers à l’école reçoivent une ristourne de 300$, ajoute-t-elle.

«Il faut rappeler que lors du dernier appel de projets pour les infrastructures, près de 30 pour cent de l’enveloppe de 300 millions a servi à la construction de patinoires extérieures recouvertes de toit et d’arénas, souligne Mme Charest.

«Il y a un lien favorable pour ces installations.»

Le Québec peut-il retrouver une place de choix dans la production de joueurs élites?

Ça ne sera peut-être jamais plus comme il y a 40 ou 50 ans, mais il y a sûrement quelque chose à faire. Espérons que les parties prenantes en arriveront à mettre un système adéquat en place.

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