Où sortiraient Juraj Slafkovsky et David Reinbacher au repêchage de 2024?


Kevin Dubé
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La qualité du repêchage 2024 de la LNH divise. Pour tenter de l’évaluer avec des données connues, on a posé à trois recruteurs la question suivante: où se classeraient David Reinbacher et Juraj Slafkovsky dans cette cuvée?
Évidemment, pour répondre du mieux qu’ils le peuvent, les recruteurs ont utilisé les informations qu’ils avaient sur Reinbacher et Slafkovsky à leur année de repêchage pour baser leur réflexion, sans tenir compte de ce qu’ils ont fait depuis.
Sur le repêchage en général, le consensus est assez clair: il s’agit d’une bonne année pour repêcher en première moitié de premier tour. Par la suite, la coupure est assez drastique et le reste du repêchage offre peu de profondeur.
Une bonne nouvelle en soit pour le CH, qui repêche au cinquième rang au total et une moins bonne, peut-être, pour son 26e choix au total en fin de premier tour.
Bref, pour revenir à Reinbacher et Slafkovsky, voici ce qui est ressorti de nos discussions avec les recruteurs.
Slafkovsky serait encore en haut de tableau, mais...

Quand le Canadien a sélectionné Juraj Slafkovsky avec le tout premier choix du repêchage de 2022, à Montréal, il ne s’agissait pas exactement d’un choix consensuel. En fait, il n’existait pas vraiment de consensus, cette année-là. Pendant un bon moment, on pensait que Shane Wright voguait seul vers le premier rang, mais une saison en demi-teinte avait freiné les ardeurs de plusieurs formations. Le dynamique attaquant américain Logan Cooley faisait aussi partie des candidats sérieux, tout comme le défenseur et compatriote slovaque de Juraj Slafkovsky Simon Nemec.
Les trois recruteurs sondés ne s’entendent pas exactement sur où le Slafkovsky de 2022 serait classé cette année, mais une chose est évidente à leurs yeux: il ne détrônerait pas Macklin Celebrini.
«Il sortirait top 3, assurément», lance un recruteur œuvrant dans l’Est.
Même son de cloche pour un autre qui, lui, travaille pour une équipe de l’Ouest: «Il sort dans les cinq premiers, mais pas numéro 1».
Notre troisième intervenant est soit plus critique envers Slafkovsky, soit plus élogieux à l’égard des joueurs admissibles en début de repêchage cette année.
«Je le vois un peu dans la même catégorie que Cayden Lindstrom, qui, pour moi, est entre six et 10.»
Reinbacher n’a rien à envier aux défenseurs de cette année

Il y a une chose qu’on peut affirmer sans se tromper: la cuvée 2024 en est une de défenseurs, surtout en haut de tableau. Six arrières ont le potentiel d’être repêchés parmi les dix premiers choix à Las Vegas le 28 juin prochain.
Pour un recruteur sondé, Reinbacher ferait partie des meilleurs arrières de ce repêchage.
«Pour moi, Artyom Levshunov serait peut-être le seul défenseur que je classerais devant Reinbacher. Je l’aimais beaucoup à son année de repêchage et je trouvais qu’il cadrait parfaitement à Montréal. Au Mondial junior avec l’Autriche, il avait été leur meilleur joueur et de loin. Il était tout seul dans son équipe.»
Les deux autres dépisteurs sondés se veulent un peu plus prudents.
«Dans cette cuvée, Reinbacher ferait partie des trois ou quatre meilleurs défenseurs, nous mentionne l’un d’eux. Il sortirait dans le top 10. Les gens sont critiques à son endroit à Montréal et je ne comprends pas pourquoi. S’il devient un Noah Dobson, je pense que tout le monde va être satisfait.»
«Je pense qu’il y aurait trois défenseurs devant lui: Artyom Levshunov, Anton Silayev et Sam Dickinson», tranche le troisième intervenant.