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Ottawa veut réduire le prix de la bouffe

Photo courtoisie / Fermes Lufa
Photo portrait de Guillaume St-Pierre
2026-06-11T20:30:00Z

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OTTAWA | Le gouvernement Carney injecte 3,2 G$ pour réduire les prix de la nourriture en stimulant la concurrence dans les épiceries et la production agricole au pays. 

À l’heure actuelle, le Canada importe 88 % de ses fruits frais, 72 % de ses légumes et cinq grands détaillants contrôlent environ 75 % du marché de l’épicerie, soit Loblaws, Metro, Empire (Sobeys), Walmart et Costco.

« Cette dépendance excessive aux marchés étrangers signifie que chaque choc mondial, conflit étranger, sécheresse ou droit de douane, se répercute directement dans les épiceries partout au Canada », a affirmé le premier ministre Carney, jeudi, en présentant sa Stratégie nationale de sécurité alimentaire.

Ottawa injecte 750 M$ sur sept ans pour encourager la culture en serre, comme Les Fermes Lufa, au Québec.

L’objectif est de doubler la valeur de la production en serres d’ici 2032, évaluée à 774 M$, en aidant les producteurs à moderniser leurs installations.

L’inflation alimentaire perce les poches des Canadiens depuis la fin de la pandémie. Depuis 2020, le coût des aliments a augmenté de 31 %, une inflation semblable à celle observée au Royaume-Uni (39 %), en Allemagne (39 %), aux États-Unis (32 %), et en France (27 %).

Le fédéral veut aussi ouvrir une brèche dans la mainmise de quelques géants de l’alimentation qui contrôlent presque tout, des engrais en passant par le transport, la transformation de la viande et la distribution.

Ottawa souhaite aider les épiceries indépendantes à contourner les grandes chaînes en facilitant leur approvisionnement directement auprès des agriculteurs et des transformateurs.

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