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O’Reilly ou Kadri? Voici ma préférence

Photo portrait de Jean-Charles Lajoie

Jean-Charles Lajoie

2025-12-17T23:20:00Z

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La semaine dernière, nous dressions un top 5 des cibles potentielles pour le Canadien dans sa quête d’un vétéran joueur de centre capable de stabiliser le deuxième trio.

En tête de liste: Sidney Crosby, même si ses chances de quitter Pittsburgh sont quasi nulles. Derrière lui, Ryan O’Reilly, suivi de Brayden Schenn, Phillip Danault et Nazem Kadri.

Mercredi, mon collègue Nicolas Cloutier signe un texte appuyé par une étude de statistiques avancées réalisée par Sportlogiq. Ces fameuses statistiques qui divisent le monde du hockey. On les adore ou on les déteste, rarement entre les deux.

Soyons clairs: les statistiques avancées ont leur utilité, notamment pour préparer un match ou ajouter de la profondeur à une formation. Mais lorsqu’il s’agit d’un échange structurant, d’un joueur clé pour un trio, il faut aller au-delà des chiffres. Il faut miser sur la psychologie, le leadership, le capital humain.

C’est pourquoi Nazem Kadri figure au dernier rang de mon top 5, malgré ce que suggère l’étude. Et ce, pour plusieurs raisons.

Contrats et âge: des facteurs déterminants

Kadri est sous contrat pour trois autres saisons à 7 M$ par année. O’Reilly? Une seule saison restante, à un très raisonnable 4,5 M$.

On ne vous dit pas non plus que Kadri a 35 ans et O’Reilly 34. Normal puisque lorsqu’on les regarde patiner, le centre des Flames a l’air d’avoir 28 ans et celui des Predators 38. Ce qui n’est qu’une vague impression.

Les deux ont du caractère, mais O’Reilly canalise mieux son intensité. Kadri allume trop de feux pour que le Canadien puisse les éteindre. O’Reilly, lui, inspire le respect. Champion de la Coupe Stanley, fiable, calme: exactement ce qu’il faut pour encadrer un groupe de jeunes joueurs.

Offensivement, Kadri semble plus explosif. Pourtant, cette saison: sept buts et 29 points en 34 matchs pour Kadri, contre 10 buts et 26 points en 32 matchs pour O’Reilly. En carrière, leurs moyennes sont presque identiques.

Aux mises en jeu, l’avantage est net: 57,2% pour O’Reilly cette saison, contre 49,2% pour Kadri.

Une transition parfaite pour le CH

Le Canadien prépare l’arrivée de Michael Hage, qui pourrait brûler une année de contrat dès avril. À terme, Hage, Oliver Kapanen et Nick Suzuki formeront la ligne de centre. Pourquoi s’encombrer de Kadri pour trois saisons, dont deux où il serait relégué au troisième trio?

O’Reilly, lui, offrirait mentorat et stabilité, avant de partir dans 18 mois.

La solution ne se trouve pas dans les statistiques avancées. Elle se ressent. Elle se vit.

Sinon, autant confier la direction générale à l’intelligence artificielle.

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