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Inflation: «Optimiste vers un retour à la normale tranquillement»

Agence QMI

2021-05-06T02:15:46Z

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À un taux préoccupant depuis le début de la pandémie, l’inflation devrait tranquillement revenir à la normale à mesure que la province de Québec mettra la pandémie derrière elle.

«On peut s’attendre à une inflation cette année qui va dépasser les 3%, mais au-delà de cette année, ce qu’on va voir c’est que l’économie va se normaliser, on va ouvrir le secteur des services, les gens vont rééquilibrer leurs dépenses... donc le plus probable c’est que l’inflation soit forte pour l‘instant, mais retourne à des niveaux que nous avons été habitués», a mentionné Martin Coiteux, analyste en chef à la Caisse de dépôt, qui était de passage à l’émission À vos affaires, sur les ondes de LCN, mercredi.

Le marché immobilier est l’un des secteurs les plus touchés par cette inflation. Les prix des maisons sont très élevés, mais les taux hypothécaires sont à l‘inverse très bas.

Un des scénarios que certains envisagent est que les banques augmentent rapidement leur taux directeur pour tenter de maîtriser le marché économique.

Par contre, selon cet expert, on ne devrait pas se retrouver soudainement avec des taux élevés.

«Les banques centrales devront probablement augmenter leur taux, mais de manière modérée», a souligné Martin Coiteux.

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Même si son scénario est plutôt positif vers un retour à la vie économique pré-COVID, le spécialiste n’écarte pas complètement une surchauffe de l’économie.

«Il y a toujours la possibilité qu’il y ait une surchauffe de l’économie. Ce n’est pas mon scénario de base, ce n’est pas à ce à quoi je m’attends parce que notamment le secteur des services va rouvrir et les consommateurs avec la vaccination vont reprendre des habitudes qui ressemblent à ce qu’on avait avant», a indiqué l’analyste en chef à la Caisse de dépôt.

D’où vient l’inflation des prix

Selon M. Coiteux, il y a deux facteurs qui expliquent cette inflation des prix dans les secteurs de l’alimentation, des matières premières et même de l’immobilier.

«L’an dernier à pareille date, les prix étaient déprimés en raison de la pandémie. On se rappellera que les prix du pétrole sont même devenus négatifs. Ces prix-là ce sont renormalisés depuis un an», a mentionné Martin Coiteux.

La pandémie a également eu son effet sur le type de dépenses des Québécois.

Puisque les gens ne pouvaient plus dépenser leur argent dans des services, ils se sont tournés massivement vers l’achat de biens.

«Les gens ne peuvent pas consommer des services comme d’habitude, ils ne vont pas au restaurant, ils ne voyagent pas, ils ne vont pas voir de spectacles, mais les gouvernements les ont aidés avec beaucoup d’aide donc ils dépensent de l’argent en achetant des biens et la demande pour les biens est extrêmement élevée», a-t-il exposé.

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