«On viendra t’égorger sur scène»: une DJ menacée de mort après la cérémonie d’ouverture des JO
Agence QMI
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La disc-jockey Barbara Butch, qui a participé à la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques à la fin du mois de juillet, dénonce les nombreuses menaces de mort qu’elle a reçues depuis l’événement.
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La DJ a participé au tableau en référence au Festin des Dieux de Jan Harmensz Van Bijlert, qui a beaucoup fait réagir à travers le monde.
Bien qu’elle a d’abord vécu l’extase d’avoir participé à un événement d’une telle envergure, ce sentiment s’est vite estompé lorsqu’elle s’est mise à lire les commentaires sur les médias sociaux.
«C’était une expérience incroyable qui restera gravée à jamais dans ma mémoire, explique-t-elle, en entrevue avec TVA Nouvelles. C’était un moment que j’avais énormément imaginé, mais je ne pensais pas que j’allais le vivre comme je l’ai vécu.»
«Le soir même, j’étais tellement dans l’euphorie de ce que je venais de vivre [mais] le lendemain j’ai commencé à voir les commentaires, les articles de presse et les messages arriver sur mon compte Instagram», ajoute-t-elle.
Des insultes, elle en a vu de toutes les couleurs.
«"On viendra t’égorger sur scène", "tu vas brûler en enfer", ça, je pense que je sais le dire en une vingtaine de langues différentes, affirme-t-elle. Toutes les insultes grossophobes, ça, je pense que c’est en première position. "On va te violer à 10", aussi.»
Barbara Butch affirme également que les menaces ont été exacerbées après les commentaires de la classe politique et de personnes d’influence qui ont mis de l’huile sur le feu, selon elle.
«Les messages viennent de partout et ce qui est violent, c’est quand ça vient comme ça en masse, il n’y a plus de frontière, confie-t-elle. C’est vraiment mondial, parce que ça a eu une répercussion mondiale, et parce qu’il y a aussi les politiques qui se sont mis dans le bain.»
«Quand Elon Musk fait un tweet, forcément, ça appelle au cyberharcèlement, renchérit-elle. Quand Donald Trump se positionne contre ce tableau, forcément ça participe au cyberharcèlement.»
Elle a porté plainte et a engagé une firme de cybersécurité qui va analyser tous les messages qu’elle a reçus afin d’identifier le propriétaire de chacun des comptes sur les réseaux sociaux qui ont proféré ces menaces.
«L’idée, c’est d’aller jusqu’au bout et de ne rien lâcher, soutient-elle. Ce sont des délits. Être homophobe, c’est un délit. Être transphobe, c’est un délit. Être raciste, c’est un délit. Donc, je ne peux plus supporter ça. Ces personnes, j’espère qu’elles vont être punies.»
«On peut ne pas être d’accord, il n’y a pas de souci, ajoute-t-elle. On peut ne pas aimer un tableau. L’art c’est subjectif. On analyse chacun ce qu’on a envie de voir. Par contre, s’attaquer aux personnes, pour moi, c’est honteux et ça ne devrait pas exister.»
La DJ souhaite que ses efforts puissent avoir des effets dans d’autres sphères de la société.
Voyez l’entrevue intégrale dans la vidéo ci-dessus