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«On veut lire des affaires qui nous dépassent», estime Patrick Senécal qui fait paraître son nouveau thriller «Le M Club»

Pierre-Paul Poulin / Le Journal de Montréal
Photo portrait de Sarah-Émilie Nault

Sarah-Émilie Nault

2025-11-22T16:00:00Z

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On peut compter sur Patrick Senécal pour qu’une histoire en apparence ordinaire se transforme en une suite de moments angoissants hantant aussi bien les personnages que les lecteurs. C’est ce qui se produit à nouveau avec son nouveau thriller de 693 pages, Le M Club.

À 58 ans, Patrick Senécal admet qu’il n’aurait pas pu écrire Le M Club – un roman abordant le thème de la culpabilité venant avec l'acte de tuer – lorsqu’il en avait 30.

«Ma réflexion sur la culpabilité et mes interrogations sur ce que peuvent ressentir les meurtriers sont celles d’un gars de presque 60 ans qui se pose de plus en plus de questions dans la vie et qui est plus nuancé qu’avant à propos de sujets de société. La maturité m’amène à ressentir une certaine empathie, même pour les criminels. On oublie qu’il y a des êtres humains derrière cela», confie l’auteur en entretien avec Le Journal.

Son M Club suit Brandon et Philippe, deux amis écrivains qui se rendent à Berlin pour écrire pendant deux semaines. L’un est un auteur de polar à succès (!) au caractère «baveux» et avide de sensations fortes, alors que l’autre est plutôt timide, posé et effacé.

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Désireux de profiter de l’effervescence de la capitale allemande, ils chercheront à y vivre des expériences sortant de l’ordinaire. Notamment en réussissant à entrer dans un club illégal, où ils n’auraient jamais dû mettre les pieds...

«On veut lire des affaires qui nous dépassent», dit mystérieusement Patrick Senécal, qui est reconnu comme le maître québécois de l’horreur.

Même s’il est impératif de garder le secret sur la nature des aventures qu’expérimenteront les deux Québécois au M Club, on peut toutefois dévoiler que Patrick Senécal évite le chemin que plusieurs auraient cru le voir prendre.

«J’aime aller où on ne m’attend pas. Je sais notamment qu’on s’anticipe souvent quelque chose de trash ou de sexuel...», souffle l’écrivain.

Pierre-Paul Poulin / Le Journal de Montréal
Pierre-Paul Poulin / Le Journal de Montréal

Retour de personnages cultes

Bonne nouvelle pour les inconditionnels de l’œuvre de Patrick Senécal: Le M Club remet en scène des personnages cultes de certains de ses romans précédents, dont Michelle Beaulieu, la survivante de 5150 rue des Ormes devenue la Reine rouge, Florence, la fillette de Flots, ou encore Martin qu’on a connu dans Le vide. On retrouve également plusieurs références à son légendaire Hell.com.

Ces clins d’œil, qui feront assurément plaisir aux fans, n’empêchent toutefois pas les nouveaux lecteurs de suivre le fil de ce récit abordant la grande question: qu’est-ce qui amène une personne à l’acte de tuer?

«Un des héros le dit: tuer, c’est anéantir. Cela enlève toutes les chances de se comprendre et de se parler. Tout l’humanisme», explique Patrick Senécal qui s’est lui-même rendu à Berlin à trois reprises pour écrire.

«Plusieurs nouveaux personnages croisés dans Le M Club méritent d’être approfondis», affirme Patrick Senécal. On peut donc s’attendre à retrouver certains d’entre eux dans ses œuvres à venir.

L’auteur confirme également avoir en tête l’écriture d’un roman qui racontera les événements survenus entre la fin de Flots et le début du M Club, du point de vue des personnages de Florence et de Michelle.

– Le roman Le M Club se trouve en librairie

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