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«On va virer ça de bord»: beaucoup de jeunes en rodage à Laval

Photo portrait de Nicolas Cloutier

Nicolas Cloutier

2023-11-02T17:27:39Z

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Joshua Roy manipulait la rondelle avec l’adresse et l’aisance qu’on lui connait en avantage numérique lors de la deuxième période du match du Rocket de Laval, qui accueillait mercredi soir les Comets d'Utica à la Place Bell. Sur la galerie de presse, on pouvait entendre un recruteur européen s’émerveiller. 

«Roy, il a vraiment ces mains agiles [soft mitts], hein?», a-t-il glissé à son collègue. 

En ce début de saison, disons... compliqué pour le Rocket, la tenue de Roy a de quoi consoler l’état-major des Canadiens de Montréal. Encore mercredi, le Beauceron était une coche au-dessus des autres, en bon français. En première période seulement, il aurait pu récolter plusieurs points. 

«Je pense que Roy a eu trois chances de qualité en première période», a noté l’entraîneur-chef du Rocket, Jean-François Houle, qui a salué le travail du gardien des Comets Isaac Poulter. Le Rocket s'est incliné 4-1, mais s'est bien battu, décochant 36 tirs.

Le développement de Roy n’est pas une affaire classée, mais son apprentissage demeure moins rude que celui des autres recrues du Rocket.

Sean Farrell, cinq points en huit matchs (un seul but), n’est pas encore sorti de sa coquille depuis son arrivée chez les professionnels. 

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Logan Mailloux, deux buts en huit matchs et différentiel de -9, nous épate par moments et démontre d’autres fois des signes d’immaturité avec des passes errantes et précipitées. 

Jakub Dobes montre une fiche de 1-3-0, une moyenne de buts alloués de 5,17 et un taux d’efficacité de ,849 après quatre matchs. Autrement dit, bienvenue chez les pros. Or, Dobes, tout comme le Rocket dans l’ensemble, méritait un meilleur sort qu’une défaite de 4-1, mercredi soir.

«Il a été excellent, il a réalisé quelques très gros arrêts. Quelques-uns des buts accordés étaient le résultat de mauvais bonds. La rondelle ne roule pas pour nous et je me sens mal pour lui», a confié le défenseur Jayden Struble.

«Dobes a vraiment joué sa "game", a vanté l'attaquant Brandon Gignac. Si on est capables de marquer plus de buts, la victoire est à nous.»

Vers un déclic? 

Les dieux du hockey peuvent être impitoyables et cela fait partie de l’apprentissage des jeunes joueurs du Rocket apprivoisant le niveau professionnel. 

Malgré une fiche de 1-6-1, les jeux sont loin d’être faits pour le Rocket.

«C’est une longue saison, je pense qu’on va continuer à rester positif peu importe ce qui arrive, a fait savoir Gignac, qui a formé mercredi un trio dangereux avec Roy et Lias Andersson. Les jeunes, on va les aider à apprendre... à la manière dure au hockey.»

Lucas Condotta s’est permis un peu d’audace dans le vestiaire après la rencontre : le club va décoller dans les prochaines semaines, a-t-il assuré. «Nous avons un jeune groupe ici et tout le monde apprend. Nous n’avons joué que huit matchs. Nous avons beaucoup de talent et de caractère. Les choses vont juste soudainement finir par tomber en place. Nous avons beaucoup plus à prouver. Vous allez le voir dans les prochaines semaines, on va virer ça de bord.»

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Confiance fragile

Sur papier, le Rocket était annoncé comme une puissance en début de saison. Il débordait de talent. C’est encore le cas, mais ce jeune groupe a manifestement besoin de plus de temps que prévu pour développer une cohésion dans un circuit qui ne pardonne pas.

Exemple probant de l’immaturité du Rocket : trop souvent, la formation lavalloise a encaissé des buts coup sur coup, signe d’une confiance vacillante.

«On est une équipe fragile un peu présentement, a concédé Houle. Les buts rapprochés, ça vient avec la maturité d’apprendre à oublier ce qui vient d’arriver. Ça fait partie de l’apprentissage.»

Les jeunes joueurs doivent également se familiariser avec un jeu plus musclé.

«On tient des entraînements durs pour s’assurer qu’ils gagnent les batailles le long des rampes, a mentionné Houle. On n’est pas une grosse équipe. C’est important que les jeunes joueurs trouvent un moyen de gagner leurs batailles.»

Un déclic peut survenir rapidement. Face aux Comets, le Rocket peut se targuer d’avoir pratiqué un style de jeu assez solide pour mériter des victoires dans la Ligue américaine... si la rondelle veut bien coopérer.

«Si on joue comme ça le restant de l’année, on va avoir des victoires, c’est sûr, a fait valoir Gignac. Je pense qu’on la méritait ce soir, on amenait des rondelles au filet. Les bonds chanceux vont arriver dans pas long.»

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