VIDÉO | «On s’appauvrit quand on est malade»: Comme d’autres travailleurs autonomes, Alexandra Diaz doit piger dans ses économies pendant ses traitements contre le cancer
L'animatrice se confie en enetrevue à Sophie Durocher

Guillaume Picard
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Alexandra Diaz, qui est travailleuse autonome et mère monoparentale, aborde une dimension souvent négligée de la maladie: certaines personnes qui, comme elle, doivent s’absenter du travail pour subir des traitements, parviennent difficilement à joindre les deux bouts à la fin du mois.
«On s’appauvrit quand on est malade», a-t-elle souligné en entrevue à l’émission Dans le blanc des yeux, épisode qui a été diffusé vendredi soir, à LCN.
Alexandra Diaz a annoncé le 16 octobre dernier souffrir d’un cancer agressif du système immunitaire, soit un lymphome du manteau.

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Sa précarité financière, dans les circonstances, tient aussi au fait qu’elle n’a pas de conjoint et que sa famille vit au Chili, son pays d’origine.
Pour elle, «la pauvreté est une immense violence» et elle devient émotive en pensant à celle qui lui a donné la vie: «La seule chose que je voudrais en ce moment, c’est ma mère». Celle-ci est décédée il y a 13 ans, également d’un cancer, et ce, environ trois mois après son diagnostic.
«Je pense à toutes les mères monoparentales. Il y a toutes sortes de situations de précarité, mais je me retrouve à risque. (...) Je dois gagner ma vie même si je suis malade, mais je ne peux pas sortir de chez moi», a-t-elle dit à l’animatrice Sophie Durocher, regrettant de ne pas pouvoir aller au Salon du livre de Montréal, à la fin du mois.
En effet, la communicatrice de 53 ans, qui dit miser sur l’humour pour dédramatiser ce passage difficile, doit redoubler de prudence afin de ne pas contracter de virus, encore plus par les temps qui courent, le rhume et la grippe annonçant leur retour en même temps que le temps froid.
Elle est d’ailleurs arrivée dans les studios de QUB, lundi, en portant un masque N95 et son fauteuil avait été éloigné de celui de l’animatrice afin de la protéger, d’autant plus que le lendemain elle entreprenait son deuxième traitement de chimiothérapie.

Comme le ventre d’un femme enceinte
Celle qui se décrit comme une «femme privée» ne s’est pas confiée à beaucoup de gens à propos de la bosse qui s’est mise à grossir dangereusement dans son ventre, au courant de l’été. Elle n'a avisé qu'un cercle restreint de proches avant sa publication de la mi-octobre.
«Je souffrais et la manifestation la plus graphique de ce cancer-là, c’est la rate qui prend des dimensions incroyables. Je sentais mon tour de taille changer», a-t-elle relaté, ajoutant que jusqu’à son premier traitement de chimio, «j’avais vraiment l’air d’une femme enceinte».
Abonnée aux prises de sang

Comme elle est «abonnée aux prises de sang» depuis que sa mère est morte d’un cancer, le mal qui ronge Alexandra Diaz a pu être repéré relativement tôt.
«On a pu tout de suite détecter des nodules sur ma rate et que mon sang démontrait les signes d’un possible cancer. Et quand ça s’est manifesté, c’était avec cette rate surdimensionnée. Après la première chimio, ça s’est mis à dégonfler», a ajouté Alexandra Diaz, qui a de plus partagé: «Hier, pour la première fois, j’ai passé ma main dans mes cheveux et j’avais une poignée monstre (de cheveux). Je me suis cassée en mille miettes».

En revanche, ce qui lui fait chaud au cœur et lui donne de l'élan, c’est l’immense vague d’amour qui l’a submergée depuis qu’elle a annoncé son cancer, tant de la part de ses amis que du grand public.
- Produite par QUB, l’émission Dans le blanc des yeux est diffusée à LCN chaque vendredi, à 20h, ainsi qu’à QUB télé en simultané sur la radio numérique QUB chaque samedi, à 9h, et chaque dimanche, à 16h. Elle est aussi disponible sur demande à TVA+, en balado sur la plateforme qub.ca et sur la chaîne YouTube QUB.
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