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«On ne se parlait pas, mais on se comprenait»: Ménick a vécu les derniers moments de Rodger

Agence QMI

2026-03-21T16:54:26Z

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Grand ami de Rodger Brulotte depuis 55 ans, Ménick a eu la chance de vivre les derniers moments de la vie du célèbre analyste, vendredi.

« On a toujours été proches. On ne se parlait pas, mais on se comprenait. Hier, je l’ai serré dans mes bras. À un moment donné, je l’ai dans mes bras. Je le lâche et il me rappelle... C’était un beau moment », a expliqué, samedi, dans une généreuse entrevue avec la journaliste de LCN Anick Berger, celui qui est connu de tout le monde comme le « barbier des sportifs ».

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L’octogénaire a visité maintes fois Rodger à l’hôpital ces derniers mois, le soutenant jusqu’au bout dans sa lutte contre le cancer. Vendredi, il avait contacté sans succès l’épouse de l’homme de 79 ans, Pascale, et tout s’est enchaîné à partir de ce moment.

« À 15 h, un de nos amis, Nicolas Burns, un grand ami de Rodger, sa femme [lui] a dit : “Va chercher Ménick, il est sur les derniers moments”. Ça faisait à peu près une heure, une heure et demie que j’étais là et il est décédé. Il est parti. Il était très mal en point », a avoué le barbier en étouffant un sanglot.

« Un bon chum»

Domenico Perazzino, dit Ménick, tient sa boutique de la rue Masson depuis plus de sept décennies. Cette institution montréalaise a été associée de près au Canadien et aux Expos, deux organisations dont Rodger Brulotte n’était jamais bien loin.

Un profond lien s’est créé à travers les années et les deux hommes sont devenus proches.

« C’est d’abord un gars qui a beaucoup participé à la réussite de mon salon », a reconnu Ménick. « C’était un gars enthousiaste. Quand il s’est marié avec Pascale, c’est moi qui lui ai servi de père. On était assez proches. »

« C’était un gars jovial. Partout où était Rodger, c’était le bonheur. Il faisait des folies, il s’amusait. Je ne l’ai jamais vu triste plus qu’il le faut. Il était toujours de bonne humeur. Un bon chum. »

Dans le salon chez Ménick, les coups de téléphone de gens souhaitant exprimer leurs sympathies et les hommages à Rodger se multiplient. Le patron, lui, se concentre sur les bons souvenirs.

« Je vais y penser tous les jours », a lancé Ménick avec beaucoup d’émotion dans la voix.

Voyez l’entrevue complète en vidéo principale.

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