«On ne s’est pas parlé depuis»: le premier ministre François Legault a «énormément de peine» depuis que son ami Lionel Carmant a claqué la porte de son gouvernement

Guillaume Picard
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François Legault n’a pas reparlé à son ami, l’ancien ministre Lionel Carmant, qui a démissionné de son gouvernement en raison de la loi 2 touchant à l’accès aux services médicaux au Québec.
Proche de M. Legault depuis des années, M. Carmant a participé à la création de la CAQ et est voisin du premier ministre.

Mais depuis la démission fracassante de M. Carmant, fin octobre, le chef de la CAQ ne s’est pas entretenu avec celui avec qui il dit avoir une relation «très serrée», a-t-il confié à Sophie Durocher à l’émission Dans le blanc des yeux, épisode qui sera diffusé ce vendredi, à 20h, à LCN.
La veille de l’annonce du départ de M. Carmant, sa fille, Laurence Carmant, qui est médecin spécialiste et professeure adjointe de clinique à l’Université de Montréal, avait dénoncé la loi 2 dans une lettre publiée par Le Devoir.
«C’est une grande peine. Je ne veux pas rentrer trop dans le détail parce que Lionel, il y avait de la pression de son épouse et de sa fille. Bon, jusqu’à quel point c’est à lui, c’est à son épouse, c’est à sa fille. Il faudrait poser la question à Lionel, mais c’est sûr que... [...] Ça me fait énormément de peine», a-t-il enchaîné, reconnaissant «être déçu».

Le premier ministre dit que ce froid affecte aussi sa femme, Isabelle Brais.
«Ça me fait de la peine parce que mon épouse a de la peine», ajoute-t-il.

«On ne s’est pas parlé depuis ce temps-là. On n’a pas parlé ni à lui, ni à son épouse, ni à sa fille. Bon, son fils, il n’a rien à voir là-dedans. Mais... c’est très dur. C’est très, très dur», a confié M. Legault, qui garde «espoir» que son ami réintègre les rangs du caucus caquiste à la suite d’une entente entre le gouvernement et les fédérations de médecins.
M. Legault avait même suggéré à Lionel Carmant de prendre le temps de réfléchir avant de claquer la porte et de renoncer à sa limousine.
«J’avais dit: “Pourquoi tu prends pas quelques mois pour prendre le temps?”» a raconté le premier ministre, qui ne «comprend toujours pas ce qui est arrivé» et qui demeure désappointé par le départ de celui qui était le ministre responsable des Services sociaux.
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