Tous les résultats
Publicité

«On ne peut pas prédire»: Jeff Gorton se confie sur la délicate question de l’échéancier de la reconstruction

Photo d'archives, Agence QMI (Joël Lemay)
Photo portrait de Marc de Foy

Marc de Foy

2023-09-29T19:30:00Z

Partager

Le patron hockey du Canadien, Jeff Gorton, sait que les journalistes et les amateurs auraient aimé l’entendre se prononcer sur la durée potentielle de la reconstruction au tournoi de golf de l’équipe, il y a trois semaines.

S’il ne dégage aucune amertume, on sent que le sujet le touche. Son timbre de voix est insistant. C’est comme s’il voulait que le message soit bien entendu.

« Je sais que l’on dit que j’ai esquivé la question, dit-il d’entrée de jeu.

« Mais il arrive que l’on n’ait pas de réponse à donner. J’espère que les résultats surviendront plutôt tôt que tard. Mais on ne peut pas prédire quel niveau atteindront des joueurs comme Kirby Dach, Nick Suzuki et Cole Caufield.

« On ne sait pas quelle sorte de joueur deviendront Kaiden Guhle et Arber Xhekaj. »

Faire les bonnes choses

Gorton s’arrête un instant avant de reprendre la parole.

« Je sais que, pour beaucoup de gens, mes propos tiennent du cliché, reprend-il. 

« Ce que je suis en mesure de dire, c’est que si l’on fait les bonnes choses et que l’équipe progresse de jour en jour, nos objectifs seront atteints dans un délai plus rapide que lent. »

Publicité

Gorton possède une bonne expérience en la matière. 

Il était directeur du recrutement à Boston, puis adjoint au directeur général et directeur général par intérim lorsque les Bruins ont repêché Kyle McLaren, P.J. Axelsson, Joe Thornton, Sergei Samsonov, Patrice Bergeron, Brad Marchand et Milan Lucic. 

C’est lui qui a procédé à la mise sous contrat de Zdeno Chara et de Marc Savard à titre de joueurs autonomes.

Largué trois ans après le fameux message des Rangers

Congédié par Peter Chiarelli lorsque celui-ci a été nommé DG des Bruins, Gorton a tout de suite été engagé par les Rangers, où Glen Sather lui a confié le mandat de recruteur au niveau des rangs professionnels.

Il était directeur général des Rangers en 2018 lorsque l’équipe a publié dans les quotidiens new-yorkais une lettre dans laquelle Sather annonçait aux amateurs que le moment était venu de procéder à un rajeunissement de l’effectif.

« Notre propriétaire James Dolan y avait été pour beaucoup dans cette idée », confie Gorton.

Mais, trois ans plus tard, Dolan larguait Gorton et John Davidson, président aux opérations hockey en remplacement de Sather, parce que le processus ne progressait pas assez vite à son goût.

New York est un marché difficile. Les amateurs, peu importe le sport, veulent des joueurs étoiles dans leurs équipes, ce qui ne donne pas toujours les résultats escomptés.

Regardez les Yankees et les Mets cette année.

Pas de plan de vente à présenter à Geoff Molson

Malgré une participation à la finale en 2021, le Canadien était à la croisée des chemins l’année suivante. Carey Price et Shea Weber sont tombés au combat et la composition de l’équipe était disparate de toute façon.

Or, on ne sentait pas chez Geoff Molson – ni chez ceux qui l’ont précédé – une volonté de repartir à zéro.

A-t-il été difficile de lui vendre l’idée d’une phase de relance ?

« Je ne pense pas qu’il y avait beaucoup de vente à faire, affirme Gorton.

« Geoff savait ce qu’on avait à faire et savait qu’il faudrait du temps pour remettre tout en ordre. Il voulait qu’on lui donne une vision globale de l’équipe. »

En toute honnêteté, Gorton et les autres dirigeants de l’organisation ont raison de ne pas fixer d’échéancier pour le moment. Ils le feront quand ils auront le sentiment que leur équipe sera en mesure de rivaliser avec les meilleures formations.

Et, cette fois, Gorton entend bien être au poste quand le Canadien deviendra compétitif.

Publicité
Publicité