«On n’aurait pas dû avoir à jouer en prolongation» -Juraj Slafkovsky


Jonathan Bernier
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Une question de pouces, de détails, de bonds favorables : certains soirs, il n’en manque pas beaucoup au Canadien pour sortir de la glace dans les patins de l’équipe gagnante.
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Déjà 38 fois depuis le début de la campagne, le Tricolore a été impliqué dans un match dont l’issue a été déterminée par la marge d’un but. Vingt-deux fois il s’est incliné. D’ailleurs, sur les 10 dernières fois où ça s’est produit, le Tricolore est sorti vainqueur à une seule occasion.
« C’est là que tu vois que les petits détails sont importants. Si on peut s’améliorer de ce côté, on pourra changer la donne, a analysé Juraj Slafkovsky, auteur d’une mention d’assistance. Ce soir, par exemple, on n’aurait pas dû avoir à jouer en prolongation. Nous avions obtenu suffisamment d’occasions de marquer. »
Parmi les plus récents revers par le plus petit des écarts, notons celui subi jeudi et celui contre les Leafs de même que ceux essuyés à Tampa et à Sunrise.
« Les gars travaillent fort »
Devant le filet pour trois de ces quatre rencontres, Samuel Montembeault était bien placé pour noter le jeu de ses coéquipiers.
« Lors des derniers matchs, on a été vraiment solide à cinq contre cinq. Les gars travaillent fort. Parfois, c’est seulement une question de bond. On doit continuer de s’améliorer », a indiqué le gardien du Canadien.
« Ça démontre que quand on travaille fort et qu’on embarque dans le système, on est capable de compétitionner contre des équipes en haut du classement », a-t-il ajouté.
L’histoire d’un seul jeu
Parlant d’amélioration, ce revers de 2 à 1 est tout à l’opposé de celui de 9 à 4 encaissé à Boston le 20 janvier.
« Je leur en devais une [aux Bruins]. Mais je dois donner beaucoup de crédit aux gars. Spécialement [David] Savard et [Kaiden] Guhle. Ils ont été excellents pour bloquer des jeux. »
« On a bien géré le match, a convenu Martin St-Louis. Il n’y avait pas beaucoup d’espace pour les deux équipes. Il nous a fallu quelques minutes pour qu’on prenne notre erre d’aller. Mais une fois fait, on a joué de l’excellent hockey. »
Dommage que le match se soit joué sur un seul jeu. Une montée audacieuse de Mike Matheson dans les premières secondes de la prolongation s’est transformée en contre-attaque en surnombre pour les Bruins.
« J’ai vu que je me retrouvais à un contre un devant un attaquant. J’ai essayé d’en tirer avantage, a expliqué Matheson. Je me suis rendu jusque dans le coin, mais j’ai perdu la bataille pour la rondelle. J’ai essayé de revenir dans notre zone à temps... »
Au moment d’y arriver, Jake DeBrusk avait déjà mis fin aux hostilités. À la défense de Matheson, Cole Caufield s’est peut-être un peu trop compromis, encore que la possession de la rondelle fût à l’enjeu profondément dans le territoire des Bruins.