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On l’aura, notre finale!

Le Canada a pu compter sur l’appui de nombreux partisans, lundi, à Boston.
Le Canada a pu compter sur l’appui de nombreux partisans, lundi, à Boston. Photo Getty Images via AFP
Photo portrait de Marc de Foy

Marc de Foy

2025-02-17T23:30:00Z

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BOSTON | Bonne chose de réglée! Nous l’aurons, notre finale Canada–États-Unis à la Confrontation des 4 nations. Ça va plaire à tout le monde: aux amateurs, aux journalistes, aux diffuseurs, alouette! Auriez-vous aimé ça, une finale entre les Américains et les Finlandais, ou encore les Suédois, jeudi soir à TVA Sports? Ça n’aurait pas été très jojo.

Heureusement, la logique a prévalu. Les Canadiens ont défait les Finlandais. J’avais écrit que les premiers gagnaient «avec une main dans le dos» après la deuxième période, mais les seconds ont rendu le match intéressant pour leurs adversaires sans les dernières minutes de la troisième période.

Ambiance pacifique

La rencontre n’a donné lieu à aucun esclandre sur la glace ni dans les gradins. Pour tout dire, jamais le TD Garden ne m’a paru aussi tranquille depuis plus de 30 ans que j’y mets les pieds.

On voyait bien que la foule n’était pas celle des Bruins. De plus, c’était le Presidents’ Day, jour férié fédéral en l’honneur des présidents de l’histoire du pays, de George Washington à Donald Trump, l’ennemi numéro un du Canada.

La foule était constituée en grande partie d’amateurs canadiens et finlandais et de parents venus avec leurs enfants. C’est à peine si l’Ô Canada a été hué. Les mécontents se comptaient sur les doigts des deux mains.

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En première période, un père et son jeune garçon sont apparus sur les écrans géants, dépliant fièrement un chandail unifolié sans que personne s’en offusque.

L’expérience du capitaine

Les gens étaient tout simplement heureux d’être là, même s’il n’y avait rien pour se jeter par terre. On aurait dit un match de février sans saveur de la Ligue nationale.

N’empêche, le Canada avait une mission et il y est parvenu, notamment grâce à l’expérience de son capitaine, Sidney Crosby, qui s’y connaît en matchs sans lendemain.

«Oui, l’expérience est un facteur non négligeable, mais ultimement, vous devez jouer votre match, a-t-il dit après le match.

«Les gars doivent se faire confiance mutuellement et jouer au maximum de leurs capacités. Je pense qu’on a bien fait à ce chapitre aujourd’hui. On a fait du bon travail à ce chapitre aujourd’hui.»

Jordie Binnington, à qui Jon Cooper a fait confiance pour un troisième match, s’est bien tiré d’affaire dans l’ensemble. La priorité de quatre buts que ses coéquipiers lui ont procurée au cours des deux premières l’a mis en confiance. Il était visiblement plus en confiance.

Prendre le taureau par les cornes

Vous aurez deviné qu’il a été peu question du match contre la Finlande dans le vestiaire canadien. Les questions portaient toutes sur la finale.

«Le défi sera grand, il faudra bien en saisir toute l’importance, a continué Crosby.

«On devra apprendre des erreurs de notre premier match contre les Américains. On aura une belle occasion de se racheter.»

Cette fois, le septième joueur est du côté des joueurs de l’Oncle Sam et on peut prévoir une soirée haute en couleur.

Trump pourrait-il être là?

Et vous savez quoi?

Le président Trump ferait un voyage éclair à Boston, comme il l’a fait pour le récent Super Bowl à La Nouvelle-Orléans, qu’il ne faudrait pas s’en surprendre.

Juste pour le show, juste pour baver les Canadiens.

Mais qu’il y soit ou non, on sait ce qui nous attend si les Américains disposent des Canadiens. Trump proclamera les États-Unis comme le meilleur pays de hockey au monde.

Alors, allez les feuilles d’érable!

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