«On était dû»: les partisans fous de joie après la victoire des Alouettes
Certains rêvent déjà à la parade


Laurent Lavoie
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Les partisans des Alouettes étaient fous de joie après la victoire spectaculaire de leur club à la Coupe Grey dimanche, un rare couronnement pour une formation montréalaise dans les dernières années.
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«C’est fou, a réagi Antoine Rabecho, qui sautait sur place dans les derniers instants de la rencontre. Ça fait 13 ans qu’on attend ça. [...] À la parade, on sera là.»
Tout au long de la soirée, une grande fébrilité était palpable chez les amateurs, réunis dans une succursale de La Cage, au Complexe Desjardins à Montréal. Ils étaient en délire dans les instants suivant la victoire.
«Olé, olé, olé», scandaient-ils à tue-tête, avant d’enchaîner avec le classique «Nanana, hey, hey, hey good bye».

«Il faut toujours, toujours les encourager», avait lancé plus tôt Raymond Copeland, arborant une casquette à l’effigie des Moineaux, lui qui se décrit comme un admirateur de longue date.
L’homme de 52 ans et sa conjointe, Anabelle, ont tenu à faire la route depuis Venise-en-Québec, en Montérégie, pour savourer le moment.

Le destin
Il faut savoir que la dernière présence des Alouettes en finale remontait à 2010, quand le club avait mis la main sur son septième titre.
Depuis cette dernière victoire, le sentiment d’appartenance de l’équipe, qui a remporté son premier championnat en 1949, s’était estompé, ont constaté des partisans rencontrés par Le Journal.
Voilà que dimanche soir, des plaqués retentissants, des revirements et des passes spectaculaires ont galvanisé les clients de La Cage.
«Il y a une nouvelle flamme, a avancé avec optimisme Isaac Rajotte, 23 ans, qui suit de nouveau le club depuis peu. C’était fait pour arriver, c’était le destin.»
«Ça n’aurait pas pu mieux finir, c’est comme une histoire d’amour, illustre à la blague, de l’autre côté de la banquette, son ami Étienne Letendre. Après tout, on était dû.»

Surprise
Plusieurs s’étaient dit encore étonnés que la formation montréalaise participe à la grande finale de la Ligue canadienne de football, du côté de Hamilton, contre les Blue Bombers de Winnipeg.
«Je suis très content de me retrouver avec des amis pour un super match, c’est la surprise de voir [l’équipe] à ce niveau», s’est réjoui Clément Zwickert.


Malgré une joute forte en rebondissements, les partisans ont toujours cru à une victoire des Alouettes, qui ont déjoué tous les pronostics une nouvelle fois cette saison.
«Toute la saison on est allé au stade dès qu’on pouvait pour les voir, mentionne Enzo Aucher, 26 ans, d’origine française. On ne voulait pas rater ça.»
