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«On est pris en otage»: toujours pas de transport scolaire à moins de deux semaines de la rentrée

Les 48 chauffeurs d'Autobus Venise sont en grève depuis le 3 avril dernier

Thierry Laforce / Agence QMI
Photo portrait de Anouk Lebel

Anouk Lebel

2023-08-21T19:30:00Z

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Des parents d’élèves de Salaberry-de-Valleyfield se sentent pris en otage à moins de deux semaines de la rentrée, sans transport scolaire en raison d’une grève des chauffeurs qui perdure depuis avril.

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« C’est stressant et compliqué. En plus de tous les préparatifs de la rentrée scolaire, il faut gérer le transport de quatre enfants qui vont à trois écoles différentes », laisse tomber Julien Major.

Le bras dans une attelle, après avoir été blessé en jouant au soccer, il ne pourra pas conduire pendant quelques semaines. Sa conjointe devra amputer sa journée de travail d’une heure pour emmener leurs deux filles à l’école primaire, transporter son autre fille à l’école secondaire pour finalement conduire vers le programme de sport-études de l’aînée.

Vendredi, le couple a reçu une lettre du Centre de services scolaire de la Vallée-des-Tisserands selon laquelle aucune entente n’était intervenue entre Autobus Venise et ses 48 chauffeurs, en grève depuis le 3 avril dernier.

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Les élèves de Salaberry-de-Valleyfield risquent donc d’être privés de transport lors de la rentrée jeudi prochain. 

Grève des parents

« On est pris en otage », rage quant à lui Martin Brisson, qui a trois garçons d’âge scolaire. Il entend les garder à la maison plutôt que de les envoyer à l’école la semaine prochaine.

 Il fait partie des quelque 630 personnes qui ont signé une pétition sur internet annonçant une « grève des parents » face à un « différend qui n’a que trop duré ».

« Chaque journée d’absence des élèves a un impact financier sur le Centre de services scolaire, accentuant l’urgence de résoudre ce conflit de manière efficace », peut-on y lire.

Le Journal a parlé à quatre autres signataires, dont certains se disent à bout de ressources après s’être plaints au Centre de services scolaire et la compagnie d’autobus. 

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Archives MARTIN ALARIE / JOURNAL DE MONTREAL

Impasse

 Le syndicat des chauffeurs doit rencontrer l’employeur, Autobus Venise, cette semaine pour tenter de résoudre l’impasse.

« C’est toujours la même chose qui ne bouge pas : les heures garanties et les salaires », explique Alain Daigle, président de la section locale 700 d’Unifor, qui représente les 48 employés d’Autobus Venise.

 Il explique qu’avec 30 heures garanties et 19 $, plusieurs peinent à joindre les deux bouts. 

« Notre intention, c’est de régler ça et que nos chauffeurs et chauffeuses rembarquent dans les autobus », assure-t-il.

Au moment d’écrire ces lignes, ni Autobus Venise ni le Centre de services scolaire de la Vallée-des-Tisserands n’avaient répondu à nos demandes de commentaires.

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