Grèves en CPE: «On est en blitz de négociations avec les différents syndicats»
TVA Nouvelles
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Plusieurs journées de grève sont prévues la semaine prochaine dans les CPE, c'est-à-dire les 22, 23 et 24 novembre prochain, selon la Fédération des intervenantes en petite enfance du Québec (FIPEQ-CSQ). Sonia LeBel, présidente du Conseil du trésor, souligne que le gouvernement est présentement en négociations avec les syndicats.
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«On est en blitz de négociations avec les différents syndicats, on se voit tous les jours», précise-t-elle. «Là où le bat blesse, c’est qu’on nous a demandé dès le début de valoriser la profession d’éducatrice, ce qu’on a fait. Maintenant que c’est fait et qu’on a mis de l’avant un rattrapage de salaire substantiel, on nous demande de faire la même chose pour tous les employés du CPE, mais on l’a dit dès le début, on ne peut pas donner la même chose à tout le monde.»
«On demande des augmentations qui sont équivalentes pour l’ensemble des employés du CPE, on n’ira pas là», ajoute Mme LeBel. «Malgré tout, on a des augmentations à leur offrir parce qu'on pense qu’ils sont des gens importants, mais ce n’est pas ceux qu’on a décidé de prioriser cette année dans cette négociation. Tout est sur la table pour s’entendre et j'espère, comme tous les parents, qu’on va réussir à le faire le plus rapidement possible.»
Elle note que si les employés de la fonction publique ont eu des augmentations de 6%, ça tourne autour de 9% pour l'ensemble de professionnels de CPE.
«J’espère que les négociations vont être concluantes, et moi je pense qu’on est très proches de s’entendre quand on parle des éducatrices», précise Mme LeBel.
«Je considère que les discussions ne sont pas rompues autour de la table de négociations, et je pense qu’on doit continuer à travailler. C’est sûr que je trouve ça déplorable que ce soit les parents qui doivent subir tout ca.»
Des bonus pour inciter le cinq jours par semaine
Certains reprochent au gouvernement l'augmentation de salaire moins substantielle pour les éducatrices qui travaillent quatre jours par semaine (32 heures) au lieu de cinq (40 heures).
«Présentement, pour ceux et celles qui travaillent quatre jours par semaine, l’augmentation est substantielle», réagit Mme LeBel. «On les amène à plus de 29$ de l’heure, mais on ne peut pas reprocher a un employeur ou au gouvernement de dire ''ben écoutez, on manque d’éducatrices, si tout le monde est à quatre jours par semaine, ça me prend 30 a 40% plus d’éducatrices pour compléter la même offre de service.''»
Selon elle, on offre un bonus supplémentaire pour inciter les éducatrices et éducateurs à travailler cinq jours par semaine.
«Elles peuvent rester à quatre jours par semaine. C’est sûr que nous on a une pénurie, on met des stratégies en place pour favoriser le cinq jours par semaine, mais on ne force personne.»
Visionnez l'entrevue intégrale dans la vidéo ci-dessus.