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Décès de Jeanette Zacarias Zapata : «On essaie de ne pas avoir ça en tête»

Photo Martin Chevalier
Photo portrait de Benoît Rioux

Benoît Rioux

2021-09-20T21:21:59Z

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Au moment d’accepter le combat qui doit l’opposer à l’Ontarienne Lindsay Garbatt, jeudi au Centre Vidéotron, la Québécoise Martine Vallières-Bisson a pris soin d’analyser le parcours de son adversaire avec son entourage. En arrière-pensée, le récent décès de la jeune Mexicaine Jeanette Zacarias Zapata, le 28 août dernier, à Montréal.

«On en a parlé», a avoué Vallières-Bisson, faisant remarquer que Garbatt s’est battue à plusieurs reprises dans des combats de championnats du monde entre 2010 et 2014.

Depuis, Garbatt (9-7-2, 3 K.-O.) a surtout fait carrière dans les arts martiaux mixtes. À 38 ans, l’Ontarienne représente un bon défi, mais assurément une menace calculée pour la Québécoise. À l’autre bout du spectre, Vallières-Bisson (3-0-0, 1 K.-O.) ne craint pas davantage d’enlever la vie de sa rivale. À ce niveau, elle a tenu à envoyer ses bons mots à Marie-Pier Houle qui, forcément, n’avait pas imaginé une telle tragédie pour son combat tenu au Stade IGA, il y a quelques semaines.

«C’est un événement tragique et c’est désolant, a qualifié Vallières-Bisson, à propos du combat ayant coûté la vie de Zapata à seulement 18 ans, durant la vidéoconférence tenue lundi par Eye of the Tiger Management en marge du gala de jeudi mettant en vedette Arslanbek Makhmudov. On essaie de ne pas avoir ça en tête. Ma concentration est sur le combat et sur le fait de pouvoir boxeur au meilleur de moi-même. Je n’ai pas de crainte, je me sens en sécurité.»

Mieux encore, Vallières-Bisson se dit «fébrile et très très excitée» à l’idée de se mesurer à Garbatt, soulignant du même coup «le plaisir de se battre au Québec».

Promouvoir la boxe féminine

La boxeuse de 36 ans, qui a fait ses débuts professionnels en décembre 2019, se réjouit d’autant plus que le gala sera présenté à la télévision, soit sur les ondes de TVA Sports.

«Ça crée de la visibilité et ça permet de promouvoir la boxe féminine», a-t-elle lancé.

Également touché par le décès de Zapata, le promoteur Camille Estephan note l’importance de «tout faire pour limiter les risques».

Soulignant le bon travail accompli par la Régie des alcools, des courses et des jeux du Québec (RACJ) au fil des ans, Estephan estime néanmoins qu’une loi interdisant tout boxeur ayant subi un K.-O. dans les six derniers mois de se battre au Québec serait bénéfique.

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