«On en a assez de perdre» -Huberdeau
Agence QMI
Partager
Le Québécois Jonathan Huberdeau amasse les points à un rythme impressionnant depuis le début de sa carrière, mais les victoires de son équipe au moment le plus important pourraient le rendre davantage heureux.
Huberdeau compte 90 points à son actif cette saison et à un certain point de l’année, il dominait la course au trophée Art-Ross. Toutefois, la lutte qui l’intéresse beaucoup plus, ce sera celle qui s’amorcera en mai, quand les séries s’entameront. L’attaquant des Panthers de la Floride a pris part aux éliminatoires trois fois et n’a jamais atteint le deuxième tour. Sauf qu’en 2022, il s’attend à un scénario bien différent: les Panthers dominent la section Atlantique avec 94 points et constituent l’un des clubs de pointe de la Ligue nationale de hockey.
Voyez l'entrevue d'Huberdeau dans le cadre de l'émission JiC, lundi, dans la vidéo ci-dessus.
- À lire aussi: Roman Josi rejoint deux légendes de la LNH
- À lire aussi: «Son niveau de compétitivité est phénoménal»
«Nous sommes affamés. On en a assez de perdre; nous voulons gagner. Si nous pouvons remporter cette première ronde, cela nous aidera à accéder au niveau suivant. Nous avons montré à tout le monde que nous misons sur une bonne équipe. C’est pourquoi nous obtenons du succès en saison régulière. Cependant, ce que vous accomplissez en séries fait la différence. Cette année, nous sommes tous concentrés sur cela», a affirmé le joueur au quotidien «Toronto Sun», dimanche.
Le possible candidat au trophée Hart en a rajouté.
«Tout est à propos de l’équipe. Je ne me préoccupe pas de finir premier, deuxième ou troisième [dans la division]. Ce qui importe, c’est de gagner collectivement et je peux faire une différence. C’est tout ce que j’ai en tête», a-t-il dit.
Sous-estimé
Selon son instructeur-chef Andrew Brunette, Huberdeau vaut son pesant d’or, même s’il passe quelque peu inaperçu dans la Ligue nationale. Le marché de la Floride n’est pas celui de New York ou de Toronto, mais cela n’empêche pas le hockeyeur de 28 ans de gagner des admirateurs.
«Je pense que son atout qui le rend si unique est sa créativité avec la rondelle, a louangé l’entraîneur. Il est réellement surprenant et ses aptitudes en termes de protection du disque sont hors de toutes proportions normales. Il n’est peut-être pas aussi tape-à-l’œil que [Sidney] Crosby ou [Auston] Matthews, mais il a des yeux tout autour de la tête. C’est un autre gars très sous-estimé dans la ligue.»
Les chiffres le montrent d’ailleurs bien, car Huberdeau domine le circuit Bettman avec 69 mentions d’aide, une colonne dans laquelle son nom se trouve habituellement haut.
«J’ai toujours été un fabricant de jeux. Ce fut constamment mon style. Je préfère passer que de marquer. Je crois que je devrais tirer davantage. Un défenseur me voit probablement en se disant qu’il va passer. Donc, si je lance plus souvent, il est possible que je crée encore plus d’ouvertures de passe. J’aime aider les gars en leur donnant quelques buts.»
Les Panthers accueilleront mardi le Canadien de Montréal, qu’ils avaient défait 4 à 3 au Centre Bell, jeudi.