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«On a vite compris qu’il avait un don»: le monde du hockey pleure le décès de Guy Chouinard

Les Remparts ont retiré le numéro 7 de Guy Chouinard en 2016, lui qui a contribué aux succès de l’équipe comme joueur et ensuite comme entraîneur.
Les Remparts ont retiré le numéro 7 de Guy Chouinard en 2016, lui qui a contribué aux succès de l’équipe comme joueur et ensuite comme entraîneur. ANNIE T. ROUSSEL/JOURNAL
Photo portrait de Stéphane Cadorette

Stéphane Cadorette

2025-12-29T16:11:49Z

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Qu’il s’agisse de sa production monstre comme joueur des Remparts de Québec dans les années 1970, de la brillante suite de sa carrière dans la LNH ou de ses succès retentissants comme entraîneur dans la LHJMQ, le regretté Guy Chouinard a laissé sa marque partout où il est passé, et le monde du hockey est en deuil.

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Décédé subitement de cause naturelle dimanche à 69 ans, celui qui a été intronisé au Temple de la renommée de la LHJMQ en 2005 et qui demeure, à ce jour, le huitième meilleur pointeur dans l’histoire de la franchise des Flames, a certainement marqué l’imaginaire.

Avec les Remparts, de 1971 à 1974, il a été un joueur dominant avec 147 buts et 359 points en 179 parties.

Comme 28e choix au repêchage, il est ensuite devenu le premier marqueur de 50 buts en une saison chez les Flames, qui évoluaient à Atlanta, en 1978-1979. Il a mis fin à sa carrière en 1984 après avoir inscrit 575 points en 578 matchs dans la LNH.

Par la suite, ses 569 victoires comme entraîneur-chef à Longueuil, Victoriaville, Verdun, Trois-Rivières, Laval, Sherbrooke, Québec et l’Île-du-Prince-Édouard lui valent le troisième rang dans l’histoire de la LHJMQ.

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«Pour moi, Guy a vraiment été un joueur clé de la première vague des Remparts. On formait une équipe très dominante. Son chandail est en haut [du Centre Vidéotron] et ça veut tout dire», a témoigné son ancien coéquipier chez les Remparts André Savard.

Les deux ont d’ailleurs tenu ensemble une école de hockey à Québec dans les années 1980.

«Il fait partie de l’histoire des débuts des Remparts. Guy a été un grand joueur de hockey. C’est un gars de grand talent. Ça s’est poursuivi dans la Ligue nationale, où il a réussi», a poursuivi Savard.

Des débuts remarqués

Le gardien de but Daniel Bouchard était bien établi à Atlanta quand Chouinard a fait ses débuts dans la LNH avec les Flames. Encore aujourd’hui, il se souvient que Chouinard avait épaté dès son entrée en scène.

«Je me rappelle qu’il a joué son premier match et qu’il avait placé trois ailiers sur trois échappées. Il était tellement un fameux passeur que les défenseurs figeaient. On a tout de suite vu quel talent il avait.

«Dans la salle de bains, entre la première et la deuxième période, un joueur est venu me voir et m’a demandé: “Mais c’est qui, ce gars-là?” On a vite compris qu’il avait un don», s’est remémoré Bouchard, lorsque joint à Atlanta, où il habite toujours.

À sa première saison complète avec les Flames, Chouinard a inscrit 17 buts, et c’est à sa troisième année qu’il a explosé.

«Tout le monde parlait du fait qu’il était bon passeur, mais je dis souvent: les 50 buts, vous en faites quoi? Il a réussi ça à une époque où plusieurs réussissaient, mais il l’a fait quand même. Il avait un super tir et il était tellement intelligent. Sa force était sa façon de se positionner. Et tout ça était enveloppé dans un superbe sens de l’humour», a rappelé Bouchard.

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Le cerbère, qui a fait sa renommée à Québec puisqu’il a porté les couleurs des Nordiques de 1980 à 1985, a vite senti que Chouinard pourrait devenir un bon entraîneur.

«Il adorait jouer au hockey et il remarquait tout. Il comprenait des choses et les exprimait, pendant que d’autres le regardaient bizarrement. Guy, dès qu’il est arrivé, il était une passe et demie devant tout le monde», a-t-il insisté.

Une bonne personne

Guy Chouinard, à l’époque où il dirigeait les Remparts, en compagnie de son adjoint Gaétan Duchesne.
Guy Chouinard, à l’époque où il dirigeait les Remparts, en compagnie de son adjoint Gaétan Duchesne. Le Journal de Quebec

Celui dont le numéro 7 a été retiré par les Remparts en 2016 s’est forgé une solide réputation comme entraîneur. René Matte, qui dirige dans la Liga en Suisse depuis une vingtaine d’années, a été l’adjoint de Chouinard derrière le banc des Remparts, de 2000 à 2002.

«Je suis secoué pas mal», a d’abord lancé celui qui en est à sa neuvième saison à Ambri-Piotta.

«J’ai adoré travailler avec lui. C’est une bonne personne, quelqu’un de très humain. Même dans les moments de pression, il a toujours été pince-sans-rire et il aimait détendre l’atmosphère. Il avait le don de rendre les choses agréables», a souligné Matte.

«Une de ses grandes forces, c’était qu’il dirigeait le banc au complet, autant les attaquants que les défenseurs, et on ne voit plus ça aujourd’hui. Ces années-là ont été hyper-importantes dans mon cheminement. La personne qui m’a aidé à progresser comme entraîneur, c’est Guy.»

Éric Chouinard, le fils endeuillé de Guy Chouinard, est aujourd’hui vice-président aux opérations hockey de la LHJMQ.

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