«On a manqué de jus»
Martin St-Louis estime que son équipe n'avait pas sa vitesse supérieure

Dave Lévesque
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Le Canadien a disputé ses trois derniers matchs à la maison sur une période de six jours tandis que le Wild avait joué à Toronto la veille, mais ça n’a pas paru.
«Je pense qu’on a manqué un peu de jus, a déclaré martin St-Louis après la rencontre. Ce n’était pas un match où il y avait beaucoup de chances de marquer des deux côtés. Ce n’est pas nécessairement de l’effort [de notre part]. C’est comme si on n’avait pas notre vitesse supérieure.»
Nick Suzuki ne s’est pas gêné pour critiquer l’exécution dans la plupart des phases de jeu.
«C’est largement de notre faute, nos passes n’étaient pas précises, nous avons causé beaucoup de revirements et perdu trop de batailles en plus d’avoir trop d’attaques qui mourraient rapidement. C’est quelque chose que nous ne faisions pas récemment.»
Du chiâlage
Autant le Canadien débordait de confiance quand les choses allaient, autant le doute et l’incertitude étaient palpables après ce quatrième revers de suite.
Une déclaration de Nick Suzuki laissait peu de place à l’interprétation sur l’état d’esprit actuel du groupe, notamment quand les officiels n’appellent pas ce qui devrait être une punition, du moins selon les joueurs.
«Il y a beaucoup de chialage sur le banc, ça avait arrêté pendant une longue période et c’est revenu. On perd trop d’énergie avec ça et il faut gérer la situation.»
Lors de la séquence heureuse du Canadien, l’ambiance était bonne dans le vestiaire, même après une défaite. Jeudi soir, on sentait une certaine tension et les sourires étaient rares sauf quand il était question de Marc-André Fleury, c’est tout dire.
Drôle d’ambiance
L’ambiance était aussi particulière au cours de la troisième période, surtout quand, on retour de la dernière pause publicitaire, la foule a réservé une longue ovation à Marc-André Fleury alors qu’elle aurait dû encourager le Canadien qui tentait de revenir au pointage.
«C’est dur à entendre, mais on pouvait aussi en tirer une certaine motivation afin de trouver une façon de renverser la vapeur et de ramener la foule de notre côté», a soutenu Josh Anderson.
Même sentiment partagé pour Martin St-Louis qui a visiblement du respect pour le gardien adverse malgré l’issue de la rencontre.
«On est de l’autre côté, on a perdu la game. On lui a démontré notre respect, c’est un francophone d’ici, c’était ce qu’il fallait faire, mais je ne sais pas si les joueurs vont parler de ça demain matin.»
Ils jouaient pour «Flower»
C’est probablement Jakub Dobes qui a été le plus marqué par cette soirée, le jeune gardien a sans doute rencontré l’une de ses idoles.
«On pouvait voir qu’ils jouaient pour «Flower». Je lui ai dit que c’était un plaisir de partager la glace avec lui. Je suis dans la LNH depuis un mois et lui depuis de nombreuses années, j’ai encore beaucoup de travail à faire.
«J’ai eu ma belle histoire il y a quelques semaines et il a sa belle histoire cette fois-ci et c’est ainsi que va le hockey. Nous allons être meilleure je suis très content pour «Flower» parce qu’il a travaillé très fort. C’est dommage qu’on ait perdu, mais c’est aussi parfois agréable de voir d’autres personnes heureuses.»
Belle attention de la part du gardien de 23 ans, à la fin de la rencontre il a récupéré la rondelle et l’a remise au capitaine du Wild, Jared Spurgeon, afin qu’il la remette à Fleury.