Confrontation des 4 nations: Samuel Montembeault devra se contenter du rôle de spectateur

Jonathan Bernier
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Samuel Montembeault a beau être chez lui au Centre Bell, il devra se contenter du rôle de spectateur. À la veille du coup d’envoi de la Confrontation des 4 nations, Jon Cooper a annoncé que Jordan Binnington serait son homme de confiance pour défendre le filet canadien.
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L’entraîneur-chef du Canada a d’abord vanté l’esprit de compétition et le niveau de confiance de l’homme masqué de 31 ans. Il aurait probablement pu dire la même chose de Montembeault et d’Adin Hill.
«Il a déjà disputé des matchs importants. Le feu brûle constamment en lui», a ajouté Cooper.
En fait, l’Ontarien a été impliqué dans un seul grand moment: la finale de la coupe Stanley de 2019. Lors du septième et ultime match face aux Bruins, il avait repoussé 32 des 33 lancers auxquels il avait fait face, dans une victoire de 4 à 1.
Don Sweeney, le directeur général d’Équipe Canada, occupait le même poste dans le camp bostonien lors de cette ultime confrontation.
«J’étais aux premières loges pour voir Jordan se dresser à la hauteur de l’occasion», a déclaré Sweeney, soulignant au passage qu’Hill avait également gagné la coupe Stanley (avec Vegas en 2023).
Comme P.K. en 2014
On a donc rapidement compris que Montembeault jouerait les troisièmes violons. Du moins pour commencer le tournoi.
«Sam est un gardien émergeant que Hockey Canada surveille depuis longtemps. Il a connu du succès au Championnat mondial [en 2023], a mentionné Sweeney. Il évolue dans l’un des marchés les plus exigeants de la LNH, il s’y sent à l’aise. Et depuis le début du processus, il est comme une éponge.»
Justement, c’est l’attitude que Montembeault continuera d’afficher.
«C’est sûr que j’aimerais jouer, mais je comprends la décision. Je vais continuer de travailler fort dans les entraînements pour me tenir prêt au cas où. On ne sait jamais ce qui peut arriver.»
Après tout, ce n’est pas donné à tous les gardiens de recevoir des tirs de Sidney Crosby, Connor McDavid et Nathan MacKinnon tous les jours pendant près de deux semaines.
«Honnêtement, je suis simplement content d’être ici, de vivre cette expérience, a poursuivi l’athlète de Bécancour. Je suis également un amateur de hockey, alors si je dois me contenter de regarder les matchs, je vais quand même avoir droit à du hockey de haut niveau.»
Montembeault compte s’inspirer d’un autre joueur du Canadien qui avait dû se contenter d’un rôle de spectateur dans une compétition internationale. Lors des Jeux olympiques de Sotchi, P.K. Subban avait été limité à un seul match. Une rencontre de ronde préliminaire.
«Il était quand même sur la photo d’équipe avec le gros sourire, a souligné Mointembeault. L’entraîneur [Cooper] nous a raconté que P.K. lui a déjà dit que ça avait quand même été l’une des plus belles expériences de sa carrière.
«Je veux faire la même chose, a-t-il poursuivi. Je veux en profiter. D’autant plus que c’est à Montréal. L’ambiance dans l’édifice va être électrique.»
Après Price, Luongo et Brodeur
Évidemment, Binnington accepte le défi avec beaucoup d’enthousiasme.
«C’est gros. C’est le genre de moment pour lequel tu travailles aussi fort toute ta vie, a-t-il indiqué. En arrivant ici, c’est l’annonce que je souhaitais recevoir. Je suis vraiment excité.»
Il sait néanmoins que la pression sera énorme. Les souliers sont quand même gros à chausser. Les deux dernières fois où le Canada a participé à une compétition internationale impliquant les meilleurs joueurs au monde, c’est Carey Price qui occupait le poste de gardien numéro un. Avant lui, il y a eu Roberto Luongo et Martin Brodeur.
«La seule chose qui peut affecter le résultat, c’est la façon dont tu joues. Alors, je vais faire de mon mieux en contrôlant ce que je peux contrôler.»
Au-delà de l’enjeu et du fait qu’il pourrait s’agir d’une audition vers la composition de l’équipe olympique, ce tournoi sera également une occasion de sauver une saison qui s’en va un peu chez le diable, à St. Louis.