On a demandé à nos robots d'évaluer où serait le CH au classement si ses gardiens avaient été dans la moyenne

Kevin Dubé
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Le Canadien ne serait pas loin du sommet dans l’Est, si ses gardiens avaient fait un travail ne serait-ce que dans la moyenne de la position à travers la LNH, et les chiffres le prouvent.
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Vous nous ferez remarquer, avec justesse, qu’on n’a pas besoin d’être un grand penseur du hockey pour avoir remarqué que les deux gardiens de but du CH, Samuel Montembeault et Jakub Dobes, connaissent des difficultés depuis quelques semaines.
Ça se voit sur la glace et le rappel du jeune espoir Jacob Fowler, mardi soir quelques minutes seulement après la dégelée de 6-1 contre le Lightning, témoigne que l’organisation du CH en est bien consciente.
Mais à quel point, sont-ils en difficulté? Est-ce que le Canadien serait réellement en meilleure posture s’ils avaient été «corrects»?
À la lumière des chiffres fournis par nos collègues de Sportlogiq, force est d’admettre que oui.
Voici ce qu’on en retient.
Samuel Montembeault a bousillé trois départs...

On ne veut pas s’acharner, mais les statistiques ne mentent pas. Le Canadien compte le troisième plus haut total de départs bousillés cette saison dans la LNH avec trois. Et les trois fois, c’était Montembeault qui était devant le filet.
On ne voudrait pas vous perdre dans le processus menant à établir ce genre de statistiques, mais un départ bousillé en est un lors duquel un gardien présente un nombre de buts sauvés négatifs supérieur au différentiel du match.
Donc, dans un match de 4-2, donc de deux buts d’écart, si un gardien termine avec 2,50 buts sauvés négatifs, c’est un départ bousillé.
Les buts sauvés, positifs ou négatifs, cela permet d’établir si un gardien performe mieux, ou moins bien que la moyenne des gardiens de la ligue selon la qualité des tirs reçus.
... et ça n'inclut pas les dégelées

À noter d’ailleurs que les matchs lors desquels l’écart de pointage est trop élevé ne sont pas comptabilisés comme des départs bousillés. Donc le Canadien en a trois cette saison, sans compter les varlopes de 6-1 contre le Lightning de Tampa Bay, de 7-0 contre les Stars de Dallas ou de 7-2 contre l’Avalanche du Colorado.
C’est donc dire que Montembeault a bousillé trois départs qui étaient à la portée du CH, en 15 présences devant le filet
À ce sujet, d’ailleurs, le Québécois possède le quatrième pire total de buts sauvés négatifs dans toute la LNH selon MoneyPuck, avec 6,3.
Et si vous vous demandez quels ont été les départs bousillés, comptabilisés par Sportlogiq, les voici:
- La défaite de 4-3 face aux Rangers de New York, le 18 octobre, lors de laquelle il avait accordé quatre buts sur 22 lancers;
- La défaite de 6-5 à Edmonton, cinq jours plus tard, le 23 octobre, alors qu’il avait cédé six fois sur 29 tirs;
- La défaite de 8-4 face aux Capitals de Washington, le 20 novembre dernier au Centre Bell. Il avait été remplacé par Jakub Dobes après avoir accordé trois buts sur 10 tirs en un peu plus d’une période de jeu.
Le CH ne reçoit pas assez de qualité de la part de ses deux gardiens

Depuis le début de la saison, donc après 29 matchs, les deux gardiens du Canadien ensemble ont offert un total de 12 départs de qualité à l’équipe. Un départ de qualité en est un lors duquel un gardien termine avec des buts sauvés positifs, et ce, peu importe le résultat final de la partie.
Et ça, c’est dans les pires de la ligue. En fait, le CH vient au 31e rang sur 32 formations à ce chapitre dans toute la LNH.
Alors, où serait l’équipe?

On en revient donc à l’affirmation qu’on faisait au début de ce texte: le Canadien serait-il en séries, présentement, si ses gardiens avaient été dans la moyenne?
Tout cela demeure hypothétique et ne tient pas en compte tous les autres facteurs qui fonctionnent moins bien pour l’équipe, notamment le jeu défensif depuis quelques semaines.
Toutefois, si on ne prend que les trois départs bousillés par Samuel Montembeault, on peut avoir une bonne idée d’où se situerait le Canadien.
Parce qu’objectivement, on est en droit de se dire que les matchs contre les Rangers et les Oilers étaient à la portée de l’équipe, n’eussent été des largesses du gardien québécois. Celui contre Washington, un peu moins, puisque la rencontre avait été à sens unique et Tom Wilson s’était amusé comme un chien dans un jeu de quilles.
Mais, avec deux victoires, le Canadien aurait 37 points au classement.
Avant les matchs de mercredi, ça les aurait placés au premier rang de la division Atlantique, au deuxième rang dans l’Est et au huitième rang dans la LNH.
Comme on dit: avec des «si», on va en séries.