Omnium canadien: un Écossais aux commandes, un Canadien à la chasse
Mackenzie Hughes essaiera de succéder à Nick Taylor s’il peut venir à bout de Robert MacIntyre


François-David Rouleau
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HAMILTON | Sans avoir cru à ses moyens après une pénible première ronde l’an dernier, Nick Taylor ne serait jamais parvenu à mettre fin à cette disette canadienne de 69 ans au championnat national. Avec 18 trous à jouer à l’Omnium canadien, Mackenzie Hughes souhaite un autre petit miracle.
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Pas qu’il veut que sa proie, Robert MacIntyre, se plante royalement dans sa quête d’une première victoire sur le circuit de la PGA. Mais une avance de quatre coups peut rapidement s’envoler. Spécialement sur un parcours difficile et hasardeux comme le Hamilton Golf and Country Club.
Pour avoir terminé quatre fois au second rang dans sa carrière parmi l’élite, le Canadien de 33 ans sait très bien que la tâche s’annonce colossale en ronde finale. Installé au sommet du tableau à -14, l’Écossais a collé des rondes de 64 (-6) et deux paires de 66 (-4).
«Mon plan de match en ronde finale dépendra de ce que fera Robert, a insisté Hughes. S’il joue une autre bonne ronde, il sera quasi impossible à battre. Mais, c’est aussi la raison pour laquelle nous jouons quatre rondes, on ne sait jamais ce qui peut survenir.
«Une avance de quatre coups peut disparaître en trois ou quatre trous, a ajouté dans un élan de positivisme celui qui a remis une troisième carte de 67 (-3). Un aigle raté d’un poil au 17e et un boguey au 18e lui ont, entre autres, coûté deux précieux coups. Pendant ce temps, son rival a enfilé trois oiselets et un aigle à ses cinq derniers fanions...

La foule dans le coup
S’il veut espérer livrer une bonne bataille et mettre la pression sur le gaucher de 27 ans, Hughes espère démarrer sur les chapeaux de roue en amassant rapidement des oiselets pour mettre la foule, déjà conquise, de son côté. Du bruit et du chaos dans la foule pourraient très bien le favoriser.

«Un fer droit chaud et la foule très tôt dans la partie, a signalé Hughes, c’est la clé. On verra ensuite si je peux charger.»
Dans son coin de pays, Hughes prend son pied. Il est suivi par une tonne de partisans et spectateurs agitant leur drapeau et montrant leurs couleurs. Il est en territoire connu alors que MacIntyre navigue en terre hostile.
Celui qui évolue sur le PGA Tour depuis 2016 dit profiter du moment puisqu’aux États-Unis, il passe à peu près inaperçu selon ses dires. C’est d’ailleurs pourquoi il s’amuse particulièrement cette semaine.
«Je ne suis que très peu encouragé. À la maison, je sens vraiment que la foule est de mon côté. Un bon roulé, un beau coup des tertres, ça donne la chair de poule. Quand la balle tombe dans la coupe, la foule devient folle. C’est ce qui rend cette semaine encore plus spéciale.
«Je sais que ce sera tout aussi spécial en ronde finale, a-t-il ajouté. Il faut espérer afficher un bon score bas.»

Au tableau
Au deuxième rang, le Canadien se trouve à égalité avec l’Australien Ryan Fox et l’Américain Ben Griffin. Tommy Fleetwood, battu en prolongation l’an dernier, rôde au cinquième échelon à -9 aux côtés de Sam Burns, entre autres.

Champion à Hamilton en 2019, Rory McIlroy a ramené une carte de 65 (-5), ce qui lui a permis de grimper au 11e rang à -7, à égalité avec Corey Conners.