Omnium britannique: un Australien combatif prend le contrôle
François-David Rouleau
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Cameron Smith n’est pas patient naturellement. Sur le Old Course de St Andrews, il avale toutefois sa pilule. La stratégie fonctionne, car il s’est hissé en tête de la 150e édition de l’Omnium britannique.
L’Australien de 28 ans, vainqueur du Championnat des joueurs du circuit de la PGA, a offert une brillante prestation au fil d’une lente journée qui s’est amorcée sous une légère pluie et les nuages.
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En prenant le départ en tout début d’après-midi, Smith s’est toutefois élancé sous le soleil et des conditions sur un parcours semblable à celui de la veille. Sur le très ferme et très rapide Old Course, il s’est battu en signant une carte de 64 (-8), ce qui lui a permis de devancer par deux coups le meneur à l’issue de la première ronde, Cameron Young.
L’homme à la moustache et à la coupe Longueuil a démarré sur les chapeaux de roue en collant trois oiselets de suite. Et sur la longue normale 4 du 14e, alors que le vent avait changé de direction, il a réalisé un aigle, ce qui lui a permis de s’installer aux commandes avec un dossier cumulatif de -13.
Le sixième golfeur mondial aurait bien souhaité terminer avec un oiselet ou deux supplémentaires en rentrant au pavillon, mais ses six moineaux et son aigle l’ont rassasié.
«J’ai joué une intelligente et solide ronde. J’ai bien évalué la puissance de mes roulés et j’ai bien fait sur les verts», a-t-il analysé.
Semblable à Melbourne
Cette semaine, Smith retrouve certaines conditions de parcours qu’il a connues en grandissant à Melbourne. Quand la fournaise australienne fait des siennes en été, elle assèche les parcours. Même s’il n’en est qu’à sa première visite à St Andrews, il se tire bien d’affaire.
«J’ai toujours bien joué dans des conditions plus difficiles. La plupart des -Australiens savent se débrouiller dans cette situation. On a appris à appliquer un style de jeu intelligent. Il faut savoir frapper plus loin que le fanion parfois. Quand on arrive ici, dans un aussi grand championnat, c’est utile.»
Smith est reconnu comme un joueur agressif. Sur les parcours américains, comme ses pairs, il joue aux dards avec les drapeaux.
Sur les links, il use de stratégie. «Quand on n’est pas proche du drapeau, ça peut parfois heurter l’ego. Mais il faut savoir l’accepter par ici», a-t-il souligné.
«J’adore ce parcours dans ces conditions. Il faut réfléchir et savoir bien négocier chaque endroit en identifiant où la balle doit s’arrêter. Ce n’est vraiment pas évident.»
McIlroy salive
Smith cherche à savourer une première consécration majeure. Depuis trois ans, il a souvent flirté avec la victoire sans être en mesure d’effectuer le travail. Que ce soit lors de ses récentes présences au Tournoi des Maîtres ou au récent Championnat de la PGA d’Amérique, il a appris de ses erreurs.
Mais il devra se méfier des Rory McIlroy, Dustin Johnson et Scottie Scheffler, entre autres, qui guettent derrière.
Installé en troisième position à égalité avec Viktor Hovland, à -10, McIlroy lorgne plus que jamais la Claret Jug. Il n’a pas remporté de tournoi du Grand Chelem depuis 2014.
Et au cinquième rang, Johnson cherche à racheter sa déroute du week-end 2015, quand la tempête avait fait dérailler son jeu. Il était alors installé au premier rang à l’aube de la troisième ronde. Il avait finalement terminé au 49e échelon.
Auteur de scores de 68 (-4) et 67 (-5) après 36 trous, «DJ» ne changera pas son plan de match selon la météo. Il va respecter les vents et attaquer le parcours en conséquence en évitant à tout prix les fosses.
Le couperet est tombé à égalité avec la normale alors que 83 golfeurs participeront aux rondes du week-end.
Si le Canadien Corey Conners occupe le 46e rang à -2, Mackenzie Hughes a quant à lui fait ses valises en vertu d’une -deuxième carte de 75 (+3). Le désastre est survenu à partir du 14e, où il a enchaîné avec trois bogueys et un double boguey au Road Hole.