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Omnium Banque Nationale: une finale entre Andrey Rublev et un invité-surprise

Photo MARTIN CHEVALIER
Photo portrait de Mylène Richard

Mylène Richard

2024-08-12T03:08:47Z

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La finale de l’Omnium Banque Nationale mettra aux prises lundi soir deux joueurs n’ayant pas connu du succès à Montréal.

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Même si Andrey Rublev est la cinquième tête de série cette semaine, il n’avait jamais signé un seul gain en sol québécois.

«C’est un bon sentiment d’atteindre une première finale à Montréal. Je n’avais remporté qu’un match au Canada avant cette année, à Toronto [en 2021]», a-t-il rappelé à la suite de sa victoire de 6-4 et 6-2 face à l’Italien Matteo Arnaldi, dimanche, en demi-finale.

Son prochain adversaire sera l’Australien Alexei Popyrin, qui a surpris l’Américain Sebastian Korda, 18e mondial, 7-6 (0) et 6-3. La 62e raquette de l’ATP n’avait jamais réussi à se qualifier pour le tableau principal de l’événement canadien avant cet été, alors qu’il est entré par la grande porte avec son classement.

Après un bon départ de Korda, grand partisan des Bruins de Boston, Popyrin a repris du galon pour ensuite blanchir son rival au bris d’égalité. Et il n’a plus regardé par-dessus son épaule.

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Popyrin a fait son chemin jusqu’à son premier match ultime d’un Masters 1000 en éliminant notamment Ben Shelton (14e), Grigor Dimitrov (10e) et Hubert Hurkacz (6e).

«Cela signifie beaucoup pour moi. J’ai énormément travaillé l’année dernière et surtout cette année, mais ça n’avait pas beaucoup payé [jusqu’ici]», a indiqué l’athlète de 25 ans après avoir défait plus tôt dimanche en quarts de finale le quatrième favori 3-6, 7-6 (5) et 7-5.

Hurkacz effectuait d’ailleurs un retour à la compétition après avoir subi une opération à un genou il y a à peine trois semaines.

Alexei Popyrin.
Alexei Popyrin. Photo MARTIN CHEVALIER

Dans les souliers du favori

Popyrin et Rublev se sont divisé les honneurs de leurs deux confrontations précédentes, l’Australien ayant le dessus sur la terre battue de Monte-Carlo en avril.

Encore une fois, c’est le Russe de 26 ans qui sera dans la peau de l’homme à battre, une situation qui ne semble pas trop l’importuner.

«Quand tu es négligé, tu n’as rien à perdre, il y a moins d’attentes, alors tu joues un peu plus librement, ce qui peut aider. Parfois, il y a des joueurs qui sont les favoris et juste avec leur nom, ils peuvent déjà gagner, simplement en se présentant sur le court et en étant respectés. Ils n’ont pas besoin d’en faire trop. Ce qui n’arrive jamais aux négligés, qui n’ont pas ce pouvoir. Mais les favoris ont plus de pression et quand les choses ne font pas comme ils le souhaitent, ils deviennent stressés», a expliqué Rublev.

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Encore la pluie

Ce dernier a fait fi de la pluie en début de soirée pour se défaire d’Arnaldi en demi-finale.

Pour une quatrième journée de suite, dame Nature s’est invitée à la fête. Rublev a eu le temps d’enlever la première manche avant que le jeu ne soit interrompu avec un pointage de 1-1 au deuxième set.

Le gagnant de deux titres cette saison n’a jamais vraiment été embêté, faisant courir le 46e joueur mondial d’un côté à l’autre. Le jeune de 23 ans n’a pas été menaçant en retour de service, se contentant de se défendre. Et plus souvent qu’à son tour, Arnaldi a inscrit des points quand Rublev commettait une faute directe.

Après avoir éliminé la veille le numéro 1, Jannik Sinner, Rublev n’a pas voulu ralentir la cadence. Quand le jeu a repris, 1h45min plus tard, il n’a jamais levé le pied.

«Au retour de la pause, j’ai beaucoup mieux joué, j’étais plus concentré et j’ai pu imposer mon rythme et être plus agressif», a-t-il analysé.

Matteo Arnaldi.
Matteo Arnaldi. Photo MARTIN CHEVALIER

Vers le top 30

Pour sa part, Arnaldi s’était débarrassé samedi du vétéran Kei Nishikori. Le Japonais de 34 ans, 576e mondial, avait profité de son classement protégé, après avoir raté huit mois en raison de blessures, pour entrer dans le tableau principal.

«Je suis très content de ce tournoi, a indiqué Arnaldi, qui devrait faire son entrée dans le top 30. Je n’étais pas dans la meilleure période de ma carrière et j’ai réussi à jouer de bons matchs même si la semaine a été difficile avec la pluie, les programmes doubles, le vent.»

Sebastian Korda.
Sebastian Korda. Photo MARTIN CHEVALIER

La sortie pour Zverev

Dans l’autre quart de finale dimanche, qui a également duré plus de deux heures, Korda a eu raison du deuxième favori et quatrième mondial, l’Allemand Alexander Zverev, 7-6 (5), 1-6 et 6-4.

Le joueur de 24 ans était sur une lancée, lui qui avait remporté ses neuf derniers matchs, s’étant d’ailleurs imposé à Washington avant de s’amener au Québec, où il a profité de deux abandons.

– Avec l’Agence QMI

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