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Omnium Banque Nationale: incertitude autour de Novak Djokovic

Tommy Thurber

2022-03-17T22:13:08Z

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Eugene Lapierre ne sait toujours pas si Novak Djokovic sera du tableau principal de l’Omnium Banque Nationale au mois d’août, mais l’incertitude ne l’inquiète pas trop.

Contrairement aux organisateurs des Internationaux de France qui ont invité la deuxième raquette mondiale à venir fouler leur terre battue, Lapierre a les mains liées. En effet, le Canada interdit l’entrée à tous les étrangers qui ne sont pas vaccinés adéquatement. Ce n’est pas le cas de Djokovic.

S’il compte communiquer avec la santé publique pour avoir une meilleure idée des règles qui prévaudront du 6 au 14 août prochain, il sait pertinemment qu’il ne pourra rien changer aux décisions qui seront prises. Par ailleurs, l’évolution de la pandémie de COVID-19 aura certainement son mot à dire dans la levée des différentes mesures sanitaires restantes.

«On n’est pas vraiment pressés, a-t-il lancé au bout du fil, jeudi. On s’imagine qu’il va y avoir des changements au fur et à mesure ; si la situation s’améliore, si la situation empire, ou autre. Si c’était aujourd’hui, ce serait impossible pour Novak de rentrer au Canada et de participer à l’événement. Donc on va attendre.»

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«Ça ne nous donne rien de nous inquiéter de ce côté parce qu’on va suivre la règle. On va suivre les recommandations des autorités. [...] En Europe, les cas sont en train de remonter. On aura peut-être des surprises pas si agréables que ça, mais pour l’instant, ça semble bien aller.»

Lapierre s’est ainsi dit plutôt optimiste. Il s'attend à voir le détenteur de 20 titres du Grand Chelem dans la métropole québécoise cet été. Mais avec ou sans le «Djoker», la préparation va bon train, et il semble que le public sera au rendez-vous.

«Ça va très, très bien, s’est-il réjoui. On va revenir à un tournoi normal. En 2020, ç’a été annulé. En 2021, on était à un tiers ou à peu près de la capacité. On va être contents de voir les gradins remplis et ça répond très bien pour l’instant ; la vente de billet fonctionne à fond.»

Faire la paix, pas la guerre

Un autre dossier retient l’attention du monde tennistique ces jours-ci et il s’agit de la volonté du gouvernement britannique d’obtenir des «assurances» de la part des joueurs russes qu'ils n’appuient pas le président Vladimir Poutine, avant de participer à Wimbledon.

Daniil Medvedev, premier au classement de l’ATP, et Andrey Rublev, septième, seront placés dans une situation très compliquée. En effet, toute forme de protestation contre l’invasion en Ukraine fait l’objet d’une dure répression en sol russe.

Lapierre n’a donc aucune intention d’imiter la Grande-Bretagne à ce niveau.

«On suit ce dossier, a-t-il affirmé. Ce n’est pas une idée qu’on a présentement. On a la même ligne de pensée que les institutions internationales de tennis, comme la WTA et l’ATP, qui ont annulé les compétitions qui impliquent la Russie comme telle, mais pas les Russes.»

«Par contre, que ce soit Rublev ou Medvedev, je pense qu’il faut montrer qu’on veut la paix. Aussi bien la faire dans notre propre milieu. On ne cherche pas des façons d’antagoniser le peuple russe encore plus. Je pense que ce n’est pas quelque chose qui aiderait.»

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