Omnium Banque Nationale de Toronto: Félix Auger-Aliassime explique sa mauvaise séquence

Jessica Lapinski
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TORONTO | «Avant chaque match, je suis convaincu que je vais gagner. Je ne me présente jamais dans un match en me disant que je vais perdre. Mais la réalité, c’est que statistiquement, j’ai une chance sur deux de perdre», a pointé Félix Auger-Aliassime, mardi, après son revers au premier tour de l’Omnium Banque Nationale de Toronto.
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Et cette saison, avec sa fiche de 13-13, Félix a effectivement perdu un match sur deux. Il a désormais encaissé quatre revers consécutifs, lui qui n’a plus levé les bras vers le ciel pour célébrer une victoire depuis le 24 mai.

Non, le Québécois n’avait pas amorcé l’année en force, du moins, pas avec la même vigueur que lors des dernières semaines de la campagne 2022, qui ont été auréolées de trois titres de suite.
L’élément déclencheur
Mais «FAA» a réellement commencé à s’embourber en avril, peu après avoir été contraint de faire l’impasse sur le tournoi de Monte-Carlo, en raison de maux au genou gauche qui ont finalement tardé à guérir.
La première sérieuse blessure de sa carrière, a-t-il rappelé.
Il est désormais guéri, ce genou endolori. Depuis au moins trois semaines, Auger-Aliassime s’entraîne librement. Ce qui est déjà «une victoire», avait-il convenu samedi.
Maintenant, il lui faut donc signer ce premier gain sur le terrain qui, selon lui, pourrait servir d’élément déclencheur pour l’amener plus loin dans les grands tableaux.
«Je m’entraîne bien. Je me sens bien, physiquement, a-t-il réitéré mardi. Alors je crois que c’est une question de temps. Mais c’est ce qui est difficile, au tennis. [...] Vous devez gagner votre premier match.»
«Je suis toutefois confiant que lorsque je le ferai, je pourrai me rendre plus loin dans les tableaux. Je dois seulement trouver ce que je dois améliorer en ce moment [pour y arriver].»
Retrouver son service
Parmi les clés, il y a notamment cette première balle de service, si impitoyable à l’endroit de ses rivaux à la fin de la dernière saison, mais qui le laisse plus souvent tomber cette année.

Dont mardi, contre Max Purcell.
«Je servais mieux la semaine dernière [dans sa défaite à Washington], a-t-il relevé peu après ce revers de 6-4 et 6-4. Alors c’est décevant, pour être honnête. [...] Surtout sur ma première balle, qui est généralement ma plus grande force. C’est ce que je dois faire mieux [présentement].»
Et le Québécois a affirmé qu’il devait améliorer ses retours de service. Purcell, qui n’est pourtant pas le serveur le plus puissant du circuit, l’a complètement dominé avec sa première balle lors du set initial, mardi, gagnant les 15 points disputés sur celle-ci.
Pas la première fois
Félix a également rappelé que malgré ses 23 ans – qu’il célébrait mardi –, il a déjà connu d’autres mauvaises passes par le passé, même si, chaque fois, «on dirait que c’est une première».
Aucune de ces séquences difficiles ne se ressemble, a-t-il toutefois soulevé.

«Toutes les années, il y a un mois ou deux durant lesquels les choses ne vont pas comme je le voudrais. Je perds des matchs. Mais c’est correct. C’est ça, le tennis.»
«Je ne dois cependant pas me concentrer sur ce qui s’est produit dans les années précédentes. Ça ne sert à rien, parce que les circonstances sont toujours différentes. Je dois seulement penser à ce qui se passe en ce moment.»
«Mais même si j’ai 23 ans, j’ai parfois l’impression que j’ai encore 18 ans [durant les séquences plus pénibles]. J’ai encore ces mêmes sensations à l’intérieur de moi. [...] Bien sûr, je suis maintenant un meilleur joueur. Mais je n’ai pas soudainement toutes les solutions pour que les choses se règlent immédiatement.»