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Omnium Banque Nationale de Toronto: avant de se retrouver parmi l’élite, le numéro 3 mondial Daniil Medvedev s’est servi d’un Canadien comme inspiration

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Photo portrait de Jessica Lapinski

Jessica Lapinski

2023-08-07T16:09:25Z

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TORONTO | Il y a 10 ans, quand il était âgé de 16 ou 17 ans, Daniil Medvedev adorait regarder jouer Milos Raonic, qui était déjà bien établi sur le circuit à l’époque.

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«C’était ce grand joueur, qui était capable de donner du fil à retordre aux quatre meilleurs au monde [Federer, Nadal, Djokovic et Murray, à l’époque], alors c’était toujours divertissant de le voir jouer», a raconté le numéro 3 mondial, dimanche. 

Milos Raonic en 2017, face à Rafael Nadal, aux Internationaux d'Australie.
Milos Raonic en 2017, face à Rafael Nadal, aux Internationaux d'Australie. Photo AFP

Medvedev, champion de l’Omnium Banque Nationale de Toronto il y a deux ans, s’est aussi entraîné avec le vétéran canadien cette semaine. 

«Un bon entraînement», a soulevé le volubile athlète qui, s’il peut parfois se montrer désagréable avec les arbitres, est habituellement très candide devant les journalistes. 

La même puissance qu’avant

Dur pour le Russe, toutefois, de dire si ce qu’il a vu du joueur de 32 ans à l’entraînement pourra se transposer lundi soir, pour le match de Raonic contre l’Américain Frances Tiafoe, neuvième favori dans la Ville Reine. 

«Je pense que son service, ses coups... il a la même puissance que par le passé [avant les blessures qui ont contraint le Canadien à passer près de deux ans loin du circuit]», a noté l’ancien premier joueur au monde. 

«Mais ce qui est difficile, au tennis, c’est que durant les matchs, tout se décide lors des points importants, a aussi analysé Medvedev. Vous devez réussir un as quand vous tirez de l’arrière 30-40, vous devez réussir de bons coups alors que vous êtes encore en course.»

«On sait tous de quoi il est capable»

Le Russe – qui parle très bien français, en passant – est donc curieux de voir comment le niveau du finaliste de Wimbledon en 2016 pourra transposer ce niveau de jeu une fois dans sa rencontre face à Tiafoe, lui qui n’a joué que deux matchs depuis son retour à la compétition (des deuxièmes rondes à Bois-le-Duc et à Wimbledon).

«On verra, a dit Medvedev. En match, la différence, c’est le rythme. Mais on sait tous de quoi il est capable.»

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