Omnium Banque Nationale: Bianca Andreescu vise le top 10 mondial
L'Ontarienne affrontera une qualifiée au premier tour à Montréal.


Mylène Richard
Partager
Il y aura bientôt quatre ans que Bianca Andreescu a triomphé aux Internationaux des États-Unis, quelques semaines après avoir gagné à Toronto. Malgré les hauts et les bas qui ont ponctué sa carrière depuis, l’Ontarienne est convaincue qu’elle peut retrouver sa place parmi l’élite mondial.
• À lire aussi: Omnium Banque Nationale: découvrez ce que Bianca Andreescu souhaite faire à l'extérieur des courts à Montréal
• À lire aussi: Omnium Banque Nationale: Rebecca Marino a retrouvé le plaisir de jouer
Et parfois quand on la regarde jouer, elle a des airs de la championne. Andreescu a déjà dit à Roland-Garros et à Wimbledon, où elle a chaque fois atteint le troisième tour, qu’elle se sentait dans le même état d’esprit qu’à New York en 2019. Toutefois, l’inconstance la rattrape et après avoir offert une performance digne d’une top 4 mondiale, elle s’incline sèchement à sortie suivante.
«Je ne connais pas une saison facile, mais j’ai appris beaucoup sur moi sur le terrain et hors des courts, a-t-elle raconté lors du tirage au sort de l’Omnium Banque Nationale de Montréal, vendredi. Mais je suis bien entourée. C'est mon bel accomplissement de l'année: trouver une équipe qui me fait penser à une famille.»
Insatisfaite
Andreescu arrive au Québec avec l’étiquette de la 44e raquette de la WTA. Elle n’est pas une favorite à la maison. Une situation qui ne lui plaît pas.
«Je n’aime pas voir ce numéro à côté de mon nom et je sais que je peux être meilleure que ça, a reconnu l’athlète de 23 ans. Mon objectif d’ici la fin de la saison est de percer le top 20, espérons le top 10 mondial. C’est le classement que je devrais avoir. Je dois y aller tournoi par tournoi et avoir plus de matchs derrière la cravate pour aider ma confiance. Je dois jouer plus de trois rencontres par événement. Je travaille fort et ça va payer.»
Un peu de chance
Bianca a eu de la chance lors du tirage, puisqu’elle affrontera d’entrée de jeu une joueuse issue des qualifications, mardi. Mais il faut faire attention, pointe-t-elle, surtout quand on sait que la championne en titre à Montréal, l’Italienne Camila Giorgi, 51e sur la planète, doit passer par cette étape prétournoi.
«Les qualifiées ont déjà de l’expérience ici, elles connaissent les terrains, la météo, a-t-elle rappelé. Elles sont excitées quand elles réussissent à accéder au tableau principal. Personnellement, je n’ai pas eu beaucoup de momentum récemment, sauf à Wimbledon, mais ça fait déjà six semaines.»
Quand Andreescu s’est assise devant la foule afin de répondre à quelques questions, elle ne connaissait pas le résultat du tirage.
«J’essaie de rester dans le moment présent, je n’aime pas penser trop loin et j’y vais un match à la fois», a celle qui s’est fait montrer la porte de sortie rapidement à Washington cette semaine, s’inclinant devant l’Ukrainienne Marta Kostyuk, 34e, en trois manches de 2-6, 6-3 et 7-6 (5) au tour initial.
Les meilleures en ville
C’est peut-être la bonne approche à préconiser puisque le tableau est très relevé cet été à Montréal : 19 des 20 meilleures joueuses sont présentes. Seuls Ons Jabeur, 6e mondiale et finaliste crève-cœur à Londres, a déclaré forfait en raison d’une blessure à un genou.
«C’est merveilleux pour le tennis féminin, chaque tour sera difficile, a commenté Bianca. C’est la beauté de notre sport. On ne sait jamais qui gagnera un tournoi.»