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Omnium Banque Nationale à Montréal: c’était sûrement le meilleur bagel de la vie de Félix Auger-Aliassime et d’Alexis Galarneau

Photo portrait de Jessica Lapinski

Jessica Lapinski

2024-08-06T22:09:21Z

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Rarement deux joueurs qui se sont fait planter 6-0 et 6-1 – un bagel et une baguette de pain, dans le jargon tennistique – auront-ils vécu cet affront devant une foule aussi bruyante et solidaire que celle qui a soutenu Félix Auger-Aliassime et Alexis Galarneau, mardi, au premier tour de l'Omnium Banque Nationale, à Montréal.

Les gradins supérieurs du court Rogers, le deuxième plus gros de la métropole, étaient pleins à craquer pour cette rencontre de premier tour mettant en vedette deux joueurs québécois. À un moment, des spectateurs regardaient le match depuis les escaliers du stade. 

Photo BEN PELOSSE
Photo BEN PELOSSE

Il ne restait plus grand monde sur le central, en milieu d'après-midi, pour assister au duel entre l'Argentin Tomas Martin Etcheverry et le Chilien Nicolas Jarry. En fait, même certains amateurs présents sur le court principal étaient postés près des rambardes tout en haut afin de voir l'action sur le terrain secondaire. 

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«C'est le pire scénario, une défaite de 6-0 et 6-1... sauf un 6-0 et 6-0», a regretté Galarneau, venu rencontrer les médias après ce revers contre les Australiens Max Purcell et Jordan Thompson, les finalistes en double à Wimbledon. 

«C'est pas fini!»

Mais ce que regrettait surtout le Lavallois, c'était que le duo n'eût pas donné «un meilleur show aux Québécois». Dans la foule, ça criait tout au long «Félix! Alexis!» Et on salue le spectateur qui a hurlé «C'est pas fini!» quand les deux chums ont sauvé une première balle de match. 

«On est vraiment reconnaissant pour le support, a souligné la raquette de 25 ans. Malgré tout, c'était une belle expérience. Et de vivre ça avec mon meilleur ami, c'était vraiment spécial.»

Photo BEN PELOSSE
Photo BEN PELOSSE

D'autant plus que l'annonceur pour ce match était leur ancien «prof» du temps du Centre national d'entraînement, André Barette. 

Auger-Aliassime et Galarneau ne feront sûrement pas trop de cauchemars en repensant à cette rencontre, même s'ils sont de fiers compétiteurs.

Après tout, malgré le succès qu'a connu Félix aux Jeux olympiques, ils ne sont ni l'un ni l'autre des spécialistes du double. Félix peut très bien s'en tirer – on l'a vu à Paris –, mais surtout aux côtés d'un expert en la matière. 

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Et si les deux copains ont souvent joué ensemble chez les juniors, c'était seulement leur deuxième match ensemble chez les pros.

«C'est ça, le tennis»

Ce revers sonnait le glas d'une journée difficile pour Galarneau, 233e en simple. Il avait commencé la journée sur le central, avec l'espoir de remporter la manche ultime de son second match de qualifications. 

Photo BEN PELOSSE
Photo BEN PELOSSE

Une rencontre amorcée la veille, où il a remporté la première manche avant de mener par un bris dans la deuxième. On sentait qu'il avait l'Australien Rinky Hijikata, 74e au monde, dans les câbles. À plus forte raison, Galarneau l'avait battu lors de leurs deux rencontres précédentes. 

Mais voilà: Alexis s'est fait briser deux fois, il a perdu le set, et la pluie a chassé tout le monde au vestiaire... puis à l'hôtel. 

À son retour sur le terrain, lundi, le Québécois s'est bien offert une occasion de servir pour la victoire, mais ce fut vain. 

Il s'est finalement incliné 2-6, 6-4 et 7-6 (5), si près de relever le défi qu'il s'était lancé. Celui d'atteindre le grand tableau en remportant ses deux rencontres de qualification contre des choix classés dans le top 100, après avoir ravalé une petite déception en ne recevant pas d'invitation pour celui-ci pour la première fois en trois ans. 

«Je regarde les statistiques et j'ai gagné plus de points que lui dans ce match, a pointé Galarneau, qui ne ressemblait en rien à un gars abattu. Mais c'est ça, le tennis. Ça se joue à de petites choses. C'est à la fois encourageant et décevant, mais on va s'ajuster.»

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