Omicron: l'Écosse annule ses festivités du Nouvel An et prend de nouvelles mesures

AFP
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La première ministre écossaise Nicola Sturgeon a annoncé mardi l'annulation, en raison de la propagation du variant Omicron, des traditionnelles festivités du Nouvel An, qui s'étalent sur trois jours en Écosse.
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Selon la cheffe indépendantiste, ce très contagieux variant du coronavirus «se propage actuellement rapidement à travers l'Écosse», où il représente désormais le variant majoritaire.
En conséquence, «les larges célébrations de Hogmanay (les fêtes du Nouvel an, ndlr), y compris celles prévues ici dans notre capitale (Édimbourg, ndlr), ne pourront pas avoir lieu», a indiqué Mme Sturgeon aux députés du parlement local.
«Je sais à quel point cela sera décevant pour ceux qui attendent ces événements avec impatience, et pour leurs organisateurs», a-t-elle concédé, rappelant toutefois que «les grands événements font peser une charge supplémentaire sur les services d'urgence».
Cette annonce s'inscrit dans l'instauration de plus vastes restrictions destinées à réduire la propagation du virus en Écosse -qui, comme chaque nation britannique décide seule de sa politique sanitaire.
Nicola Sturgeon a ainsi annoncé aux députés écossais que, dès le lendemain de Noël et pour trois semaines, les événements publics en plein air seront limités à 500 personnes et ceux en intérieur à 100 personnes debout ou 200 personnes assises.
«Cela signifie bien sûr que les matchs sportifs, y compris le football, auront lieu sans spectateurs pendant ces trois semaines», a-t-elle précisé.
Si cela ne s'applique pas aux événements privés comme les mariages, la première ministre a tout de même encouragé les gens à «réduire autant que possible leurs sorties», notamment pour Hogmanay.
Au Pays de Galles, le gouvernement local a désormais introduit une amende pour non-respect du télétravail. Un salarié contrevenant à cette consigne risquera à partir du 20 décembre 60 livres (70 euros) d'amende, et les employeurs de 1.000 à 10.000 livres, si les faits sont répétés.
Ces nouvelles restrictions interviennent alors que Boris Johnson a refusé de procéder en Angleterre au tour de vis réclamé par certains.
Il a cependant averti qu'il «n'hésiterait pas à prendre des mesures» plus restrictives pour endiguer la propagation du variant dans le pays, parmi les plus touchés par la pandémie en Europe avec plus de 147.000 morts.