Sentiment d’inachèvement à Edmonton
Agence QMI
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Les Oilers d’Edmonton ont réalisé cette année leur meilleur parcours éliminatoire depuis le printemps 2006, mais il en faudra davantage pour rassasier Connor McDavid et ses comparses.
La formation albertaine s’est bien battue contre l’Avalanche du Colorado en finale de l’Association de l’Ouest.
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En dépit de quelques batailles serrées et de matchs fertiles en rebondissements, comme celui de lundi, elle n’a pu trouver la solution à l’énigme de la deuxième meilleure équipe de la Ligue nationale de hockey en saison régulière.
Un revers de 6 à 5 en prolongation a sonné le glas des Oilers dans le quatrième duel de la série. Pour McDavid, la fin est décevante, sauf qu’il tient encore ses coéquipiers en haute estime.
«J’ai aimé le fait que personne n’ait abandonné, a-t-il déclaré aux journalistes après le match. Je ne pense pas qu’il y ait eu un joueur qui a laissé tomber. Tout le monde s’est soutenu. C’est toujours un bon signe, mais évidemment, on a laissé filer la série.»
L’un des hockeyeurs symbolisant les mots de McDavid est certes son fidèle complice Leon Draisaitl, qui a semblé plus que jamais ennuyé par une blessure tout au long de la rencontre. Toutefois, l’Allemand a continué à jouer et la douleur ne l’a pas empêché de récolter quatre mentions d’aide.
«Je suis fier que ce groupe ait atteint ce stade. Je ne crois pas que les gens s’attendaient à nous voir là, a-t-il estimé. Cela dit, on avait prévu nous rendre à ce niveau et on voulait aller plus loin.
«Actuellement, c’est très décevant et triste, mais nous devons nous assurer de revenir en force la saison prochaine. Il nous faut comprendre à quel point il est difficile de gagner et ce que ça prend pour réaliser un long parcours, puis franchir l’étape suivante.»
Gardien chancelant

Des observateurs ont souligné les performances discutables du vétéran Mike Smith. Le gardien a fait son possible, mais il ne représentait pas du tout la réponse appropriée à la redoutable force de frappe de l’Avalanche, comme l’a montré son taux d’efficacité de ,872 pour la série au complet.
Certes, le quadragénaire aurait faire mieux, surtout que les Oilers détenaient une priorité de 4 à 2 en troisième période, lundi.
«Il n’y a aucune médaille pour la participation. Nous avons perdu, nous sommes cuits. Nous avions l’avance et on dirait qu’on ne pouvait soutenir leurs vagues quand ils ont sonné la charge. Il n’y a pas eu d’arrêts, pas de bonds favorables.
«À la fin, ils ont obtenu encore de la chance», a-t-il dit tel que cité par le quotidien «Edmonton Journal», évoquant le filet décisif de Lehkonen, qui a dévié avec un bâton passablement haut le tir de Cale Makar avant de saisir la rondelle et de marquer.