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Omnium Banque Nationale: Leylah Fernandez ne perd pas de temps

Photo portrait de Mylène Richard

Mylène Richard

2023-08-08T19:52:51Z

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Est-ce la musique des années 1980 ou la foule électrisante du stade IGA qui a aidé Leylah Annie Fernandez à savourer une première victoire dans un tableau principal à Montréal? Peu importe, la Québécoise avait hâte à ce moment et elle l’a souligné en grand, mardi après-midi, sur le court central.

Parce que oui, dans sa routine d’avant-match, l’athlète de 20 ans joue un peu au soccer en écoutant Billy Idol, Bon Jovi ou Def Leppard, «des légendes» qu’elle a découvertes grâce à papa et coach Jorge.

«Ça me donne de la motivation», a expliqué Leylah lors d’une conférence de presse interrompue par une sonnerie de cellulaire, ce qui a provoqué un fou rire chez la joueuse.

Longue attente

Si la petite gauchère était prête pour ce grand moment dans sa jeune carrière, les amateurs de tennis l’étaient tout autant. Pendant que la favorite de la foule au stade IGA prenait les devants 5-1 lors de la manche initiale, les partisans avaient toutes les raisons du monde de l’encourager, en route vers une victoire en 75 minutes de 6-3 et 6-2 aux dépens de Peyton Stearns, tombeuse de la Canadienne Katherine Sebov en qualifications.

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«Je l’attendais depuis longtemps [ce premier gain à Montréal], depuis 2018 en fait lorsque j’avait joué en qualifications, a-t-elle rappelé. Malheureusement, je ne m’étais pas qualifiée. C’était un rêve de gagner un match à Montréal devant une foule incroyable. [...] Elle a aussi été très respectueuse envers mon adversaire.»

Rivale mieux classée

Les prévisions annonçaient un déluge, mais dame Nature a décidé de laisser toute la place à la vedette locale. Le soleil s’est montré le bout du nez à temps pour la rencontre de la 81e joueuse au monde.

Sur papier, la tâche ne s’annonçait pas si évidente, puisque Stearns est classée au 57e rang au monde et qu’elle avait eu le dernier mot lors du seul duel entre les deux jeunes femmes, plus tôt cette saison au Maroc. 

«Elle a définitivement réussi plus de beaux coups et j’étais un peu à la remorque, a reconnu l’Américaine de 21 ans. J’avais plus de temps pour réagir sur la terre battue [à Rabat en mai], contrairement à la surface dure [à Montréal].»

Un service au rendez-vous

Dictant la plupart des points et provoquant des exclamations dans les gradins avec des frappes fumantes, notamment de parfaites volées du revers, Fernandez a aussi claqué cinq as, ce qui n’est pas dans ses habitudes.

«Je suis contente de la manière dont j’ai servi, dans des moments importants. J’ai beaucoup de confiance. J’ai eu beaucoup de premiers services, ce qui aide à contrôler le point. Dans les derniers mois, ça n’a pas été une de mes forces, mais on est en train d’y travailler», a commenté Leylah.

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Toutefois, la finaliste des Internationaux des États-Unis en 2021 n’a pas réussi à clore les sets rapidement, étant même brisée alors qu’elle servait pour la première manche.

«Il y avait un peu de nervosité, mais Peyton a commencé à mieux jouer, à faire moins d’erreur, à frapper plus fort, a analysé Leylah. J’ai essayé de prendre ça un point à la fois. J’ai eu une autre opportunité à 5-3, j’ai essayé de me concentrer sur la balle et non sur le pointage.»

Grand défi à venir

Après avoir savouré ce premier gain à l’Omnium Banque Nationale de Montréal, Leylah retournera rapidement sur le terrain, probablement mercredi, pour y affronter la 11e tête de série de la compétition, Beatriz Haddad Maia. La Brésilienne l’a emporté 6-4 et 6-2 contre la Polonaise Magdalena Frech, 79e et repêchée des qualifications après le forfait de l’Espagnole Paula Badosa, 45e, blessée à un poignet depuis Wimbledon.

Fernandez et Haddad Maia ont partagé les honneurs de leurs deux affrontements, la seconde éliminant notamment la Québécoise au deuxième tour à Toronto l’an dernier.

«Elle connaît une saison incroyable [dossier de 26-14], elle a de bons résultats et joue avec beaucoup de confiance», a commenté Fernandez au sujet de la plus récente finaliste à Toronto.

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