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North American Lithium : nouvelle demande d’enquête au Vérificateur général

Photo d'archives, Agence QMI
Photo portrait de Martin Jolicoeur

Martin Jolicoeur

2021-06-02T16:09:49Z
2021-06-02T17:52:39Z

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Après le Parti québécois, voilà qu’un groupe de protection de l’environnement dénonce la vente de North American Lithium à des minières étrangères et demande à la vérificatrice générale du Québec de déclencher une enquête sur le sujet. 

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À l’origine de cette dénonciation : Regroupement Vigilance Mines de l’Abitibi et du Témiscamingue, connu dans la région sous l’acronyme REVIMAT. Ce regroupement citoyen milite pour l'amélioration de la Loi sur les mines et pour la protection de l'environnement.

Dans une lettre acheminée au bureau du Vérificateur général du Québec, dont Le Journal a obtenu copie, son porte-parole, Marc Nantel, fait état d’une série d’éléments pouvant justifier le déclenchement d’une telle enquête.

Parmi eux, le regroupement se surprend que l’offre de Sayona Mining et Piedmont Lithium soit inférieure de 109 millions à la plus proche soumissionnaire. Cela correspond, à ses yeux, à une apparence de «subvention déguisée» du consortium choisi. 

La promesse apparente du consortium mené par Sayona de construire une usine de production d’hydroxyde de lithium d’ici 5 ans devrait aussi sonner une alarme, aux yeux de REVIMAT.

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«Quelles seront les conséquences si la promesse n'est pas tenue ? demande Marc Nantel. Jamais un gouvernement ne va révoquer un bail minier, poursuit-il. Ce serait un suicide politique.»

La lumière est demandée

La semaine dernière, la députée péquiste de Gaspé, Méganne Perry Mélançon, a aussi alerté la commissaire générale sur la question et réclamé le déclenchement d’une enquête publique sur la question. 

« Pourquoi avoir rejeté les offres du Québec? Quelle garantie avons-nous que la 2e transformation se fera vraiment ici? a demandé la députée. 

«Après l’expérience de Nemaska Lithium, je comprends mal qu’on ait pu encore l’échapper à ce point. C’est grave. Pour voir clair, ça nous prend l’impartialité de la vérificatrice générale. »

Le contrôleur mis en cause

Hier, deux groupes d’investisseurs concurrents du Québec ont déposé une mise en demeure à Raymond Chabot Grant Thornton (RCGT), qui agit à titre de contrôleur dans ce même dossier en litige.

En outre, Central America Nickel et SRG Mining de Montréal reprochent au contrôleur d’avoir abdiqué ses responsabilités dans l’exécution du processus de vente et de sollicitation d’investisseurs visant la relance des activités de la mine North American Lithium.

On l’accuse en outre d’avoir permis aux créanciers garantis de la mine – en l’occurrence Investissement Québec et la société chinoise CATL – de négocier directement avec certains soumissionnaires. 

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