Éclosion de variant dans un CHSLD de Québec
Jérémy Bernier | Journal de Québec
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Un variant de la COVID-19 s’est frayé un chemin au CHSLD Hôpital général de Québec, infectant au passage une vingtaine de personnes et causant deux décès jusqu’à présent même si une opération de vaccination y a déjà eu lieu.
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L’éclosion a débuté le 11 mars dernier et s’est répandue dans au moins trois unités du troisième étage de l’établissement. Des 20 personnes infectées, 15 sont des résidents et 10 d’entre eux ont été transférés dans un Centre de convalescence.
Le CIUSSS de la Capitale-Nationale a demandé une dérogation au Ministère de la Santé pour interrompre les visites des proches aidants jusqu’au 27 mars pour protéger l’ensemble du personnel et des usagers de l’Hôpital Général de Québec.
Précisons toutefois que l’éclosion la plus importante actuellement se trouve à la Résidence Sainte-Marguerite de Boischatel, où on comptait 30 cas actifs en date vendredi.
Moins mortel
Si l’on confirme la présence du variant, il reste encore à déterminer à quelle souche il appartient. À l'heure actuelle, 28% des 392 cas actifs dans la région de Québec sont des variants, d'après la porte-parole du CIUSSS Mélanie Otis.
Par ailleurs, Mme Otis s’attend à ce que la létalité de cette éclosion soit beaucoup moins grande que si elle était survenue au printemps passé, notamment en raison de la vaccination.
Sans pouvoir donner de chiffres exacts, elle précise que la « très forte majorité » des 256 usagers ont reçu la première dose du vaccin lors de la première vague de vaccination, tout comme les travailleurs qui étaient en contacts étroits avec eux.
« Le vaccin protège la grande majorité des gens contre la survenue de complications et de décès attribuables à la COVID-19 [...] et la plupart des cas positifs [dans ce CHSLD] sont des usagers et des travailleurs qui avaient reçu le vaccin », explique-t-elle.
Transmission possible
Pour le virologue retraité Jacques Lapierre, il n’est pas surprenant que la COVID-19 se soit frayé un chemin dans cet établissement malgré la vaccination massive de l’endroit.
« Les fabricants de vaccin n’ont jamais dit que ce dernier protégeait contre la transmission, c’est pour ça qu’on demande de conserver les mesures sanitaires. Surtout après une dose seulement », explique le Dr Lapierre.
D’ailleurs, il craint qu’on rate la cible de protection maximale si on patiente encore avant de donner la deuxième dose du vaccin à ceux qui l’ont reçu en premier, il y a maintenant près de 100 jours.
Et le fait que des experts affirment qu’une troisième vague frappera le Québec en avril n’a rien pour le rassurer.