Nouveau complice de Patrik Laine sur l’attaque massive du Canadien, Noah Dobson cherche encore le «sweet spot»

Jonathan Bernier
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Avec la présence de Cole Caufield, Zachary Bolduc et Lane Hutson sur la première unité, et celle de Patrik Laine, Ivan Demidov et Noah Dobson sur la seconde, on était persuadés que l’attaque massive du Canadien ferait des ravages.
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Or, après quatre matchs, les troupiers de Martin St-Louis affichent un décevant pourcentage de conversion de 17,7% (3 en 17) avec l’avantage d’un homme.
Disons que la rencontre de samedi à Chicago, au cours de laquelle les Montréalais ont marqué deux buts en 10 occasions, a donné un solide coup dans les flancs de cette statistique.

«Si on avait marqué un seul but de plus, on aurait dit qu’on a eu une bonne soirée», a déclaré l’entraîneur-chef du Canadien, deux jours plus tard.
Peut-être, mais avec des si, on ne va pas bien loin, a déjà dit un grand philosophe (Socrate, Platon ou Yogi Berra).
L’entraîneur-chef s’évertue à dire qu’au moins son équipe bourdonne en territoire adverse. Ce qui crée du momentum. Il n’a pas tort. Après tout, le but inscrit par Ivan Demidov, mardi soir, a été soigneusement préparé pendant que Mason Marchment se trouvait au cachot. Même si le but a été inscrit après sa sortie.
Précision et vélocité
Cela dit, après quatre matchs, Laine est toujours en quête de son premier but de la saison. Hutson, quant à lui, a récolté deux mentions d’assistance. Mais aucune en supériorité numérique.
En utilisant ces deux joueurs sur des unités différentes, le Canadien se prive-t-il de la chimie qu’ils avaient développée la saison dernière?
Sur les 15 buts que le Finlandais avait inscrits en avantage numérique, il avait été directement alimenté par Hutson huit fois. Or, depuis le début de la saison, c’est à Dobson que revient ce mandat. Et force est d’admettre que le nouveau venu à la ligne bleue du Canadien n’a pas encore trouvé la cible parfaite.
«Tu veux avoir un atout comme celui-là sur ta gauche. Il faut juste trouver un moyen de lui donner la rondelle au bon endroit», a indiqué Dobson, après l’entraînement de mercredi.
«À force d’avoir des répétitions à l’entraînement, on va devenir de plus en plus à l’aise, a-t-il poursuivi. Ça va devenir naturel dans les matchs et je vais parvenir à frapper le sweet spot pas mal tout le temps.»
Relayer la rondelle à un franc-tireur semble plus facile à dire qu’à faire. En plus de la précision, il faut la bonne dose de vélocité.
«Pas trop fort, mais juste assez, a indiqué le défenseur. Mais dans un match, ça se passe tellement vite. Tu n’as pas le temps de suranalyser la situation.»
Une question de rotation
Puisque Dobson et Laine sont tous les deux droitiers, leurs affinités devraient être naturelles. En tout cas, plus qu’avec un gaucher comme Hutson, en raison de l’angle de la passe et de la rotation de la rondelle.
«Les opinions divergent là-dessus. Mais je ne sais pas ce que Patty pense de ça», a indiqué Dobson.
Puisque Laine était absent de l’entraînement pour se plier à une journée de traitement (tout comme Kaiden Guhle et Jake Evans), il n’a pas été possible de lui poser la question.
Toutefois, l’an dernier, dans une entrevue accordée au confrère Eric Engels, il avait affirmé préférer, d’ordinaire, les passes d’un droitier. Mais que, curieusement, ça fonctionnait bien avec Hutson.
«Lane peut donner [à la rondelle] la même rotation qu’un droitier, avait-il déclaré. Certains des meilleurs tireurs droitiers peuvent probablement tirer avec la rotation du gaucher, mais j’ai besoin de celle du droitier pour marquer.»
On verra combien de temps l’expérience durera avec Dobson. Mais pour l’instant, ça ne fonctionne pas aussi bien qu’avec Hutson.