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«Nous n’avons même pas encore commencé à les frapper fort»: Trump durcit le ton face à l’Iran, qui promet de se battre à tout prix

Marianne Lafleur

2026-03-03T01:00:00Z

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Marquant une nouvelle escalade dans les menaces de part et d’autre, Donald Trump a prévenu lundi que le pire des frappes américaines en Iran restait à venir, tandis que l’Iran a promis de se battre à tout prix dans une région désormais fortement embrasée par ce conflit.

« Nous n’avons même pas encore commencé à les frapper fort », a lancé lundi le président américain à un journaliste de CNN en affirmant que la « grande vague » de l’offensive américaine était encore à venir et qu’il n’hésiterait pas à envoyer des troupes au sol en Iran.

Le président américain estime que la durée des opérations en Iran pourrait s’étendre de quatre à cinq semaines, mais il envisage une guerre prolongée contre l’Iran, alors que le conflit s’élargit sur de multiples fronts avec de nouveaux raids américains et israéliens et Téhéran qui riposte dans le Golfe.

Ainsi, au troisième jour de la guerre, chaque camp affichait lundi sa détermination à poursuivre les hostilités.

Signe que rien de bon n’augure prochainement, Washington a appelé ses ressortissants dans presque tout le Moyen-Orient « à partir maintenant ».

• Regardez aussi ce podcast vidéo tiré de l'émission de Richard Martineau, diffusée sur les plateformes QUB et simultanément sur le 99.5 FM Montréal :

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L’Iran menace les États-Unis

Le chef du Conseil suprême de sécurité nationale iranien, Ali Larijani, a rétorqué au président Trump que Téhéran ne négocierait pas avec les États-Unis et se battrait, « quel qu’en soit le prix », en ajoutant que l’Iran s’était préparé à une longue guerre.

« Je pense que là on est plus dans du théâtre. Le régime iranien est obligé vis-à-vis sa population de dire qu’il va mettre des moyens extraordinaires, mais il y a longtemps que l’Iran est incapable d’imposer des dommages majeurs aux États-Unis », commente Julien Tourreille, spécialiste de la politique américaine pour la Chaire Raoul-Dandurand.

AFP
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Selon lui, les déclarations de Trump « créent une certaine confusion », puisque son attitude très agressive ne concorde pas avec ses objectifs annoncés officiellement.

Ce dernier a pour la première fois détaillé ses quatre objectifs : détruire les capacités balistiques de l’Iran, détruire sa marine, l’empêcher d’accéder à l’arme nucléaire et couper son soutien à des groupes terroristes.

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Or, Trump avait déclaré samedi vouloir renverser le régime théocratique iranien, un objectif qu’il n’a pas repris depuis.

Les États-Unis et Israël pilonnent l’Iran depuis samedi (voir pages 6 et 7).

Selon les Gardiens de la Révolution, armée idéologique du pouvoir, les forces armées iraniennes ont attaqué 60 cibles stratégiques et 500 cibles militaires américaines et du régime sioniste. Six militaires américains ont été tués jusqu’à présent.

Les pays du Golfe ont menacé de riposter si nécessaire à « l’agression » iranienne.

Moyen-Orient sous tension

Le conflit s’est étendu lundi ailleurs au Moyen-Orient, notamment au Liban, où Israël a mené des frappes après des tirs du Hezbollah contre son territoire.

« Nous frapperons tous les chefs et factions terroristes qui se lèvent pour nous faire du mal », a déclaré le chef de l’armée israélienne, Eyal Zamir.

Plus de 550 personnes ont été tuées en Iran depuis le début de la guerre, selon le service d’urgence du Croissant-Rouge iranien.

En début de soirée lundi, une nouvelle série d’explosions secouait la capitale iranienne pendant qu’Israël annonçait avoir frappé le siège de sa télévision publique.

L’ambassade des États-Unis au Koweït a d’ailleurs été frappée par des drones.

Des milliers de vols sont perturbés dans la région et le gouvernement du Canada a recommandé d’éviter tout voyage aux Émirats arabes unis, au Bahreïn, au Koweït, au Qatar, en Iran, en Israël, en Palestine, au Liban, en Syrie, au Yémen et en Irak.

– Avec l’AFP

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