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«Nous avons tous déjà été en retard pour un rendez-vous dans la vie» - Jake Allen qui revient sur l’histoire de Jonathan Drouin

Photo portrait de Jean-François Chaumont

Jean-François Chaumont

2023-03-20T20:41:17Z

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À 27 ans, bientôt 28 ans, Jonathan Drouin a encore le temps d’apprendre bien des choses dans la vie, comme au hockey. Pour le récent passage du Canadien à Tampa, Drouin a compris que la ponctualité restera toujours une valeur importante. 

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Martin St-Louis a lancé un message fort contre le Lightning en gardant le numéro 27 au milieu du banc de la première à la dernière seconde lors de ce revers de 5 à 3.

Drouin a ainsi payé la note pour son retard de deux minutes à une rencontre d’équipe la veille de cette rencontre. Pour St-Louis, la décision était simple et logique. Il désirait frapper sur le clou de la culture qu’il souhaite implanter au sein de son équipe. Il était même prêt à se débrouiller avec seulement onze attaquants contre l’une des meilleures équipes de la LNH juste pour marquer son point.

Deux jours après cette petite tempête floridienne, Drouin et St-Louis avaient passé l’éponge sur cette histoire. On était de retour à la normalité.

Drouin aura bel et bien l’occasion de sauter sur la glace pour la visite du Lightning, mardi, au Centre Bell. Avec douze matchs encore au calendrier, le Québécois n’aura plus une seule seconde à perdre. Il jouera son avenir avec le CH, mais aussi au sein de la LNH.

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« Je veux juste qu’il donne le hockey qu’il nous donnait dernièrement, a raconté St-Louis. Je suis satisfait de son rendement. Je savais qu’il avait beaucoup d’habiletés, mais je ne savais pas qu’il en avait autant. Il a de bonnes touches avec la rondelle. Il est engagé. Je sais qu’il ne marque pas beaucoup de buts, mais il fait avancer l’offensive en gardant la possession de la rondelle et en générant des chances. Jo est un bon fabricant de jeux. »

Depuis le 12 février, Drouin a récolté 14 points (1 but, 13 passes) en 17 matchs. Au cours de cette période, aucun joueur du Tricolore n’a obtenu plus de points que lui.

Jake Allen
Jake Allen Photo Martin Chevalier

Aucune baboune

Jake Allen a toujours de bonnes analyses. Quand il rangera son masque et ses jambières d’ici quelques années, le gardien originaire du Nouveau-Brunswick recevra des multitudes de propositions, que ce soit pour un poste comme homme de hockey avec une équipe de la LNH ou encore pour une carrière dans le milieu des médias.

Allen est resté fidèle à lui-même en décrivant l’histoire entre Drouin et St-Louis. 

« C’était malheureux comme incident, a dit le numéro 34. Nous avons tous déjà été en retard pour un rendez-vous dans la vie. Mais je comprends que Martin veut établir une culture et ça fait partie de ça. Je respecte le choix de Marty, mais aussi la réaction de Jo. »

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« Jo n’a pas bougonné, a-t-il poursuivi. Ce matin-là, j’ai patiné pour des minutes supplémentaires avec lui et il se donnait sur la glace. Il ne grognait pas. Il répondait aussi aux questions des coéquipiers pour notre jeu en supériorité numérique, il est un gars très intelligent. Il restait assis au banc, mais il parlait aux gars. Nous avons tous respecté sa réaction. »

À l’image de St-Louis, Allen a aussi le sentiment que Drouin avait regagné sa confiance au cours des dernières semaines.

« Je trouve qu’il jouait bien. Il était solide dans l’ensemble. Il a de bonnes touches avec la rondelle, il a récolté des points aussi. Sa confiance revient. Il est un attaquant talentueux. Plus il a la rondelle, plus il est confiant. Je dirais que depuis la fin de janvier, il est très bon. Il cherche à finir sur une bonne note. »

Une famille dans l’équation

Avant le voyage de l’équipe à Pittsburgh et en Floride, Drouin avait brièvement jasé de son futur avec l’auteur de ces lignes et un collègue de Radio-Canada Sports. On lui avait demandé quelle était sa priorité pour l’avenir.

« Je ne sais pas encore, avait-il répondu le 10 mars dernier après un entraînement à Brossard. Je ne suis pas rendu là. Je veux finir mes derniers matchs avec le Canadien. Je dois bien jouer pour convaincre la direction de l’équipe ou une autre formation. Je voudrai trouver une place où tout le monde sera bien, pas juste moi. Mais aussi ma blonde et mon enfant. »

« Tu veux toujours te vendre, a-t-il poursuivi. Que ce soit pour rester avec ton équipe ou partir avec une autre. J’ai encore la chance de montrer que je peux avoir un impact au sein de cette équipe et dans cette ligue. »

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