«Notre mission, avant tout, c’est la pédagogie»: pourquoi visiter un salon consacré à la sexualité... peu importe votre expérience


Félix Desjardins
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La curiosité n’a pas d’âge selon l’organisateur du Salon Tentation Montréal, qui propose à ses invités une immersion éducative dans plusieurs sphères de la sexualité.
Pour la deuxième édition de cet événement tenu du 13 au 15 février au Grand Quai du Port de Montréal, l’organisateur Eddy Rixhon désire réaffirmer sa mission, «la pédagogie et la déconstruction des a priori».
«Notre public, c’est monsieur et madame Tout-le-Monde», précise-t-il en entrevue téléphonique. «Il y a d’autres événements et salons qui sont plus poussés que le nôtre. Nous, on donne un cours 101.»
Un public varié
Entre les 64 exposants et les nombreux spectacles, conférences et ateliers, les visiteurs auront l’occasion de poser les questions qu’ils n’ont jamais osé poser, ou encore de s’immiscer dans un univers qui leur est inconnu.

«L’an dernier, on a constaté qu’on avait deux publics: celui de l’après-midi, plus néophyte, et celui du soir, plus initié», enchaîne M. Rixhon. «Généralement, les plus jeunes s’intéressent plus aux questions entourant le genre et l’identité, tandis que le public plus âgé a un intérêt plus installé pour les clubs libertins ou les donjons.»
Par ailleurs, il s’attend à ce que les couples de 45 ans et plus, qui sont habités par «une sainte curiosité», soient légion au Salon cette année.
Consentement, le mot d’ordre

Afin de déterminer le format du salon et les sujets à aborder, M. Rixhon et sa conjointe, Cathy Fuoco, avec qui il coordonne l’événement, sont allés à la rencontre de différentes communautés et d’amateurs de pratiques sexuelles diverses.
Le mot «consentement» était omniprésent dans ces échanges, ce qui devrait se refléter dans l’ambiance du Salon de la tentation.
«Il y a bien plus de consentement dans toutes ces communautés que dans un bar sur Saint-Laurent», ironise-t-il. «On a un code de conduite strict au Salon pour que tout le monde se sente en sécurité.»
Parmi les sujets abordés pendant l’événement: le BDSM 101, l’histoire des orgies, l’art de la drag, alouette!
L’approche préconisée par les exposants, explique M. Rixhon, repose sur la vulgarisation et la bienveillance. Bref, «il n’y a pas de mauvaises questions» pendant cette fin de semaine de la Saint-Valentin.
«Il n’y a rien qui fait peur», conclut-il. «Nous avons choisi un endroit lumineux, avec une fenestration incroyable. On n’est pas enfermé dans un sous-sol d’église. Et c’est en posant des questions qu’on arrive réellement à découvrir ces communautés.»