Une méditation a été célébrée vendredi sur le parvis de la cathédrale Notre-Dame de Paris, un moment important pour les fidèles car c'était la première fois depuis l'incendie de 2019 que la liturgie était proposée si près de l'édifice.
Ce joyau de l'art gothique a été ravagé partiellement par un gigantesque incendie le 15 avril 2019. Celui-ci a provoqué l'effondrement de sa charpente, de sa fameuse flèche, de son horloge et d'une partie de sa voûte, sous le regard médusé de millions de personnes à travers le monde. La cathédrale est depuis fermée aux fidèles, le temps des travaux de reconstruction, avec une réouverture prévue en 2024.
En ce Vendredi saint pour les catholiques et jour du troisième anniversaire de l'incendie, la méditation a été célébrée par le recteur de la cathédrale Patrick Chauvet et l'administrateur du diocèse Georges Pontier, qui remplace l'archevêque de Paris en attendant la nomination d'un successeur.
Devant quelques dizaines de fidèles et sous l'oeil de touristes, les deux religieux, entourés de prêtres du diocèse, ont lu des textes de Charles de Foucauld (un religieux français qui doit être canonisé à Rome en mai), accompagnés par des chants de la maîtrise Notre-Dame de Paris, a constaté l'AFP.
Mgr Pontier a souligné vivre ce Vendredi saint «d'une manière spéciale en pensant que ce 15 avril fut il y a trois ans jour du drame pour notre cathédrale».
«Nous le faisons en pensant aussi à tous ceux qui sont meurtris, dans leur corps, dans leur chair (...) Nous pensons tout particulièrement à ceux et celles victimes de la guerre, et tout spécialement dans l'Ukraine si proche de nous», a-t-il ajouté.
«C'était très fort», a confié à l'AFP Michèle Guerrin, 81 ans, une fidèle qui avait l'habitude de se rendre à Notre-Dame le Vendredi saint, pour suivre le chemin de croix. «Un moment d'émerveillement», a-t-elle dit.
Peu auparavant, les deux hommes d'Eglise, coiffés de casques de chantier et accompagnés d'un chantre, avaient aussi célébré, sans public, une courte prière à l'intérieur de la cathédrale, au milieu des échafaudages. Une prière dédiée «aux victimes de la violence», «de la pandémie», «des guerres», selon les mots de Mgr Pontier.
Dans l'après-midi, le président français Emmanuel Macron doit inspecter le chantier. Il y a trois ans, il avait promis de reconstruire le monument en cinq ans, un objectif depuis un peu revu à la baisse. Le monument doit néanmoins toujours être rendu au culte le 16 avril 2024.
Avant l'incendie, la cathédrale accueillait près de 12 millions de visiteurs, 2.400 offices et 150 concerts par an.














