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Notre chroniqueur Laurent Dubreuil entre en action aux Jeux olympiques mercredi: ce qui me stresse avant une course

Photo d'archives AFP
Photo portrait de Laurent Dubreuil

Laurent Dubreuil

2026-02-11T05:00:00Z

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C’est tellement long le temps qui passe entre deux Jeux olympiques que, lorsque la journée de ta course arrive, ça devient un peu irréel. Mais c’est aujourd’hui, mercredi, que je disputerai ma première de deux épreuves aux Jeux olympiques de Milan, le 1000 m sur longue piste.

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Je pensais que je serais plus stressé que ça et, finalement, je ne le suis pas particulièrement. J’ai surtout vraiment hâte.

En fait, le seul moment où je ressens vraiment le stress, c’est quand je prévisualise ma course, dans mon lit, avant de m’endormir.

Là, je ferme mes yeux, et je m’imagine en train de faire la course. Pas juste en train de patiner: en train de patiner aux Jeux olympiques.

Photo AFP
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Je suis beaucoup plus nerveux en ce moment que lorsque je serai sur la ligne de départ. Oui, je vais avoir un petit stress. Mais pas un stress qui paralyse, même si ça arrive à certains, ça.

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Moi, c’est plutôt un stress d’activation, et cette fébrilité-là, je la veux. C’est ce qui m’aide à faire une meilleure course qu’un samedi matin, à 9 h, devant des estrades vides.

Comme des guerriers

Ça te donne de l’énergie. En fait, ce stress provient des mêmes hormones qui s’activaient dans le corps des guerriers il y a 3000 ans, avant un combat.

C’est comme si ça devenait une question de vie ou de mort. C’est con, parce que je sais que je ne mourrai pas même si je ne fais pas une bonne course, mais c’est comme ça.

J’ai gagné la médaille d’argent au 1000 m il y a quatre ans, mais je ne fais pas du tout partie des favoris à Milan. Je ne me conterai pas de mensonge: même si je réussissais le meilleur temps de ma vie, ça ne me vaudrait probablement pas un podium.

Photo AFP
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Il y a tellement de gars qui se sont améliorés depuis Pékin.

Le dessert avant le plat

Ma course de prédilection, c’est le 500 m, et celle-là, elle sera samedi.

C’est donc un peu bizarre. C’est comme si je mangeais le dessert avant le plat principal. J’aurais préféré que le 500 m soit avant, pour que le 1000 m soit un bonus.

Mais ce n’est pas grave. On dirait que je suis juste content d’être là, content du travail qui a été effectué dans les dernières semaines, après un automne plus difficile.

De toute façon, je suis vraiment moins stressé depuis que je suis papa, c’est-à-dire depuis six ans et demi. Parce que ça t’aide à comprendre que c’est juste du sport. Ce n’est pas une question de vie ou de mort.

Oui, je veux toujours gagner. J’aimerais ça, gagner une autre médaille, mais ça ne changera rien à mon bonheur à long terme. Je le sais par expérience.

Le 1000 m sur longue piste auquel prendra part notre chroniqueur mercredi s’amorcera à 12 h 30, heure de l’Est.

Propos recueillis par Jessica Lapinski.

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