Notre athlète québécois de l’année: la victoire qui a tout changé pour Félix Auger-Aliassime


Jessica Lapinski
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Pendant l’US Open, Félix Auger-Aliassime aimait répéter qu’il ne croyait pas au déclic. Qu’il n’y avait pas de moment précis qui avait déclenché ce qui allait propulser sa superbe remontée au classement, cet enchaînement de grands résultats qui a ponctué la fin de sa dernière saison.
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Mais, cette semaine, Félix ne s’est pas gêné pour employer l’expression quand il a pointé ce moment qui a changé l’allure de son année sur les courts.
Car, sans lui, rien de ce qui a suivi, de la demi-finale à New York à celle qui a eu lieu à Turin, en passant par le Masters de fin de saison, n’aurait pu se produire.
«Une victoire qui est particulièrement significative, c’est celle au troisième tour à l’US Open. À ce moment, on est encore loin de la demi-finale», souligne «FAA».

Ce fameux troisième tour sous les projecteurs new-yorkais, dans un stade Louis-Armstrong où les 14 000 places étaient occupées par des spectateurs enflammés, et qui se sont entièrement dévoués à la cause du Québécois au fur et à mesure qu’il multipliait les coups spectaculaires.
C’est le genre de moment qu’on n’oublie pas comme amateur de tennis. Le tremblement du stade, le bruit de la foule. On ne peut imaginer comme joueur, surtout quand celui-ci se retrouve dans la peau du gagnant.
L’occasion saisie
Surtout que devant Auger-Aliassime se dressait un certain Alexander Zverev, troisième tête de série. Un des gars qui étaient «en bonne position cette année», soulève Félix, qui, lui, était le 25e favori du dernier tournoi du Grand Chelem de la saison.
«Tu sais, j’avais gagné mes deux premiers matchs. Par rapport à mon classement et à celui de mes adversaires, j’avais fait mon boulot», raconte-t-il.
«Mais là, je ne suis pas le favori, enchaîne Félix. Je sais par contre que si je gagne, ça peut être un déclic. Ça me donne l’opportunité de réaliser ce que j’ai accompli par la suite.»

Sans cette victoire en quatre manches contre Zverev, il n’y a pas de demi-finale à New York. Et sans demi-finale à New York, il n’y a pas cette remontée au classement qui lui a permis d’atteindre le cinquième rang, son sommet à ce jour.
Un voyant vert
Bien sûr, à ce moment, le chemin jusqu’au carré d’as s’avérait encore ardu. Il allait lui falloir battre le Russe Andrey Rublev, 15e tête de série, puis l’Australien Alex de Minaur, huitième.
Mais déjà, un voyant vert semblait s’être déclenché dans l’esprit du Québécois de 25 ans, en ce beau samedi 30 août. Au centre du grand stade Louis-Armstrong, Félix avait joué avec le public une fois la dernière balle de match disputée.
Il avait porté la main à son oreille, faisant signe de ne pas entendre les acclamations. Mais il les entendait très bien. Le bruit était assourdissant.

«L’ambiance était particulière», savoure-t-il encore, un sourire palpable au bout du fil, même à 6000km de Monaco, où il recharge présentement ses batteries.