Notre athlète québécois de l’année: ce que Félix Auger-Aliassime a appris


Jessica Lapinski
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«C’est la meilleure année de ma carrière jusqu’à présent.» Il est en vacances depuis un mois, il profite présentement d’un peu de repos à Monaco, là où il est maintenant installé, mais les émotions fortes vécues par Félix Auger-Aliassime au cours des dernières semaines semblent encore l’habiter.
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«Extrêmement fier» de ses résultats et du travail accompli avec son entraîneur, Frédéric Fontang, le Québécois de 25 ans sait toutefois qu’une fin de saison, aussi exceptionnelle soit-elle, n’est pas un gage automatique de succès pour celle qui s’en vient.
Félix l’a vécu, il y a trois ans. À l’automne 2022, il faisait tourner les têtes en enchaînant trois titres, une qualification pour le Masters de fin d’année, en plus de soulever la coupe Davis avec ses compatriotes canadiens.
Puis est venue l’année 2023, avec ses bons moments, oui, mais surtout avec quelques passages à vide, parfois causés par une blessure au genou qui est venue lui empoisonner la vie.
«Je suis un meilleur joueur»
Félix a vieilli depuis. Il s’est amélioré, il a gagné en expérience: «Je pense que je suis un meilleur joueur», souligne celui qui avait alors atteint le sixième rang, classement qu’il a surpassé d’une place dans les dernières semaines.
«Il y a plusieurs aspects de mon jeu qui sont meilleurs», enchaîne Auger-Aliassime. Il pointe notamment son service, qui a toujours été sa principale arme sur le court, mais qui est devenu plus régulier au fil du temps.
Mais la différence, ce qui lui permettra, estime-t-il, d’éviter la guigne, cette fois, c’est qu’il a appris à mieux gérer son calendrier. Et son corps, par le fait même.

«Ma priorité, c’est la santé, soulève Félix. Ça m’amène à faire des choix différents dans ma programmation.»
Il n’avait aucun regret
L’exemple le plus probant est tout récent. Après s’être blessé au tournoi de Bâle, où il a dû abdiquer en quarts de finale, en octobre, «FAA» est allé jouer le Masters 1000 de Paris. Il y a atteint la finale, mais visiblement, la douleur ne l’avait pas totalement quitté.
Félix devait ensuite aller jouer l’épreuve ATP 250 de Metz. À la clé, il y avait son billet pour le Masters de fin de saison à Turin. À ce moment, Auger-Aliassime luttait encore pour la dernière place avec l’Italien Lorenzo Musetti, qui était pour sa part engagé à Athènes.
«FAA» y tenait, à cette participation au tournoi de fin d’année, auquel prennent part les huit meilleurs joueurs de la saison. C’était l’un de ses objectifs de 2025.
Mais Auger-Aliassime a décidé de faire l’impasse sur Metz. «J’ai compromis mes chances d’aller à Turin. J’ai remporté mon pari, mais même si ça n’avait pas été le cas, j’acceptais complètement ma décision et je n’aurais eu aucun regret.»
«Parce que maintenant et pour l’avenir, je veux faire des choix qui respectent mon intégrité physique, ajoute-t-il. Ç’a vraiment été ça le plus dur [en 2023], après la fin d’année que j’avais connue.»
Donc, quand on lui demande ce qu’on lui souhaite pour 2026, Félix répond spontanément: «De la santé!»
«Ç’a été une année chargée, une année exigeante physiquement. Mais mon amour pour le tennis, le plaisir que j’ai à y jouer, la passion, tout ça reste à un très haut niveau, année après année.»