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«Not bad pour un kid de Sainte-Adèle!» : Russ Anber élu au Temple de la renommée de la boxe

TVA Sports

2026-06-14T00:11:33Z

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Le légendaire entraîneur et homme de coin Russ Anber a été intronisé samedi soir au Temple de la renommée de la boxe à Canastota, New York, rejoignant les plus grands de son sport.

Dire que, pour lui, tout a commencé un soir d’octobre, en 1979. Il était dans le coin de Vinnie Curto au Forum de Montréal.

« Je lui dois beaucoup à cet homme, s’est souvenu Anber avec gratitude en entrevue avec Anthony Martineau de TVA Sports. Un boxeur mondial qui donne une chance à un kid de 18 ans ! »

Anber n’avait même pas 10 ans lors du légendaire choc entre Muhammad Ali et Joe Frazier au Madison Square Garden.

« C’était plus gros que le sport, a-t-il mentionné. J’ai demandé à mon père qui allait gagner. Il m’a répondu : “Joe Louis aurait battu les deux.” »

Mais ce sont les boxeurs olympiques aux Jeux de 1976 à Montréal qui lui ont véritablement donné la piqûre.

Un rêve à deux

Anber ne réfléchit pas trop longtemps lorsqu’on l’invite à se prononcer sur son plus grand fait d’armes.

« Rien ne va déloger le moment où Otis Grant est devenu champion du monde, a-t-il fièrement souligné. Il avait 13 ans quand j’ai commencé à l’entraîner. J’en avais une vingtaine. On était deux enfants qui rêvaient à un championnat du monde comme si c’était facile. »

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Ils y sont parvenus en 1997 quand Grant est venu à bout de Ryan Rhodes en Angleterre.

« J’ai accompli mon rêve, a confié Anber. Celui de former un champion. C’est l’accomplissement dont je suis le plus fier. »

« C’était comme un grand frère pour moi », a avoué Grant à TVA Sports.

Anber demeure humble quand on lui rappelle que son nom rejoint les Ali, Frazier, Foreman, Tyson... mais il n’oublie pas tout le chemin parcouru. 

«Not bad pour un kid de Sainte-Adèle ! »

Sa propre compagnie

Au-delà de ses responsabilités dans le coin, Anber a marqué le monde de la boxe sur le plan des affaires.

Il a fondé sa propre compagnie d’équipement, Rival, qui connaît aujourd’hui un succès bœuf.

« C’est une bible de la boxe, a lancé Jean Pascal. Il a parti de zéro cette compagnie qui est maintenant l’une des plus grosses de la boxe à travers la planète. Je lui lève mon chapeau. »

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