Nos prédictions pour la semaine 16: Belichick avec les Chargers comme souhait pour 2024


Stéphane Cadorette
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C’est la période des souhaits et je vais me prêter au jeu, question de me plonger dans l’ambiance des Fêtes. En 2024, j’espère voir Bill Belichick aux commandes des Chargers de Los Angeles. Rien de moins!
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Peut-être qu’après des semaines de rumeurs, le bourru entraîneur-chef ne quittera même pas les Patriots. Peut-être que dans la culture relaxe de la côte ouest américaine, son style rigide trancherait trop. Peut-être qu’à 71 ans, il se rapproche trop de la fin et que les Chargers souhaitent quelqu’un de plus branché, jeune, tendance.
Peut-être, peut-être, peut-être... Mais ce n’est pas grave, personnellement, je salive à l’idée de voir Belichick traverser les États-Unis pour aller remettre de l’ordre dans la cabane chez les Chargers, après la décevante ère Brandon Staley, qui a pris fin la semaine dernière.
Les trois derniers pilotes de l’équipe, Mike McCoy, Anthony Lynn et Brandon Staley, correspondaient au profil du coordonnateur en vogue, qui obtient sa première chance comme entraîneur en chef. Been there, done that, comme disent les anglos.
Quand un club végète dans le même marasme, qu’il a pris part aux séries seulement trois fois depuis 2010 et qu’il ne montre qu’une saison de plus de 10 victoires, c’est qu’il est temps de brasser la canisse. Rien de tel qu’un entraîneur qui a tout vu.
Avec Herbert

Certains diront qu’en Nouvelle-Angleterre, Bill Belichick n’a rien accompli loin de Tom Brady. Ce n’est pas faux et particulièrement cette saison, qui a tourné en véritable catastrophe pour les Patriots.
Justement, à Los Angeles, Belichick retrouverait un véritable quart-arrière de concession en Justin Herbert. Il aurait une réelle occasion de relancer la franchise, sa carrière et, du même coup, celle de Herbert.
Le jeune homme montre clairement de belles choses depuis qu’il est arrivé avec fracas dans la ligue en 2020, mais toujours en quête d’une simple victoire en séries, il accepterait certainement le coaching direct et acharné de Belichick.
Herbert, malgré son talent indéniable, montre une fiche timide de 30-32 comme quart-arrière avec les Chargers. Sous ses commandes, l’attaque marque en moyenne 24,4 points, le plus haut total pour un quart-arrière avec une fiche perdante qui compte au moins 50 départs, depuis 1950, selon CBS Sports.
Herbert compte aussi 14 revers encaissés par trois points ou moins, ce qui serait aussi un triste record pour les quatre premières saisons d’une carrière.
Tout ne lui incombe certainement pas et c’est signe que quelque chose cloche chez cette équipe qui n’est pas dirigée par un véritable chef d’orchestre depuis trop longtemps.
Changement d’air
Les insuccès récents des Chargers sont aussi dus aux piètres performances défensives. Jamais, durant l’ère Staley, la défense n’a fait mieux que le 21e rang en matière de points accordés et le 20e rang pour les gains concédés. S’il y a un domaine où Belichick n’a assurément pas perdu la main, c’est bien celui-là.
Il ne faut surtout pas en faire un argument prioritaire, mais mentionnons aussi que les Chargers ne bénéficient pas d’une grande cote de popularité dans l’immense marché de Los Angeles. Belichick est loin d’être une bête de marketing, mais sa simple présence amènerait son lot de crédibilité.
Ce serait un grand changement d’orientation chez les Chargers, qui n’ont pas souvent opté pour de gros noms en matière d’entraîneurs outre Don Coryell et Marty Schottenheimer.
Quant aux ratés des dernières saisons, Belichick se sentirait sans doute ragaillardi par l’air du Pacifique, dans un marché où l’équipe s’est engagée à dépenser pour un vrai bon quart-arrière dans la fleur de l’âge.
Peut-être qu’il faudrait que Bill Belichick le directeur général accepte de se tasser pour laisser place à Bill Belichick l’entraîneur. Difficile de savoir s’il accepterait de travailler davantage en équipe.
Je ne sais absolument pas si tout ça fonctionnerait. Ce que je sais, c’est que j’aimerais que ça se produise, juste pour voir. Allez, un petit lampion à la messe de minuit...
SEMAINE 16
JEUDI
MON CHOIX
La Nouvelle-Orléans à LA Rams RAMS
SAMEDI
MES CHOIX
Cincinnati à Pittsburgh (16h30) STEELERS
Buffalo à LA Chargers (20h) BILLS
DIMANCHE
MES CHOIX
Indianapolis à Atlanta (13h) COLTS
Green Bay en Caroline (13h) PACKERS
Cleveland à Houston (13h) BROWNS
Detroit au Minnesota (13h) LIONS
Washington à NY Jets (13h) COMMANDERS
Seattle au Tennessee (13h) SEAHAWKS
Jacksonville à Tampa Bay (13h) BUCCANEERS
Arizona à Chicago (16h25) BEARS
Dallas à Miami (16h25) COWBOYS
Nouvelle-Angleterre à Denver (20h15) BRONCOS
LUNDI
MES CHOIX
Las Vegas à Kansas City (13h) CHIEFS
NY Giants à Philadelphie (16h30) EAGLES
Baltimore à San Francisco (20h15) 49ERS
RÉSULTATS DE LA SEMAINE DERNIÈRE: 9 en 16 (56,3%)
TOTAL CETTE SAISON: 144 en 224 (64,3%)
LES CHOIX DU JOURNAL
Bengals de Cincinnati (8-6) c. Steelers de Pittsburgh (7-7)
RUDOLPH DE RETOUR

En temps normal, il n’y a aucune raison de miser sur les Steelers. Voilà qu’ils confient le ballon à Mason Rudolph pour un premier départ depuis novembre 2021. Rudolph, à ce jour, n’a pas prouvé qu’il pouvait être très inspirant. Par contre, les Bengals ont perdu deux piliers de grande qualité samedi dernier, soit le plaqueur DJ Reader et le receveur numéro un Ja’Marr Chase. Un jour ou l’autre, de telles pertes vont faire mal. Au moment où on pense que Mike Tomlin perd son vestiaire, les Steelers vont ressusciter. Steelers par 2.
Bills de Buffalo (8-6) c. Chargers de Los Angeles (5-9)
PLUS ÉQUILIBRÉS?

Est-ce que les Bills peuvent vraiment montrer un nouveau visage de manière permanente? La semaine dernière, leur récolte de 266 verges au sol a été la plus prolifique durant l’ère Sean McDermott. Le quart-arrière Josh Allen n’a eu qu’à jouer un rôle complémentaire derrière le porteur James Cook. Allen pourra retrouver sa cape de magicien en éliminatoires, mais les Chargers sont faibles contre la course et leur attaque éclopée marque peu de points. C’est le moment de laisser Cook cuisiner. Bills par 13.
Colts d’Indianapolis (8-6) c. Falcons d’Atlanta (6-8)
CHAISE MUSICALE

Pour la troisième fois cette saison, les Falcons changent de quart-arrière. Ils ramènent l’increvable Taylor Heinicke dans la mêlée. Que ce soit Heinicke ou Ridder, une équipe qui alterne entre deux quarts-arrières en est une qui n’a en vérité pas de quart-arrière. Le siège du pilote Arthur Smith lui chauffe sérieusement le postérieur. Pendant ce temps, on parle peu de l’attaque des Colts, qui inscrit 24,6 points par match. L’équipe a gagné cinq de ses six derniers matchs et devrait renouer avec le porteur Jonathan Taylor. Colts par 3.
Packers de Green Bay (6-8) c. Panthers de la Caroline (2-12)
NOËL TRISTE EN CAROLINE

Les Panthers ont gagné un deuxième match la semaine dernière, devant une foule misérable, chez eux, à Charlotte. Cette victoire, ennuyeuse au possible, n’aura certainement pas donné envie aux partisans de revenir. Passer Noël avec les Panthers, c’est un cadeau qu’on ne souhaite pas à son pire ennemi. Les Packers sont imprévisibles défensivement, mais pas de là à s’écrouler contre un club qui marque 11 points par match depuis trois semaines. Packers par 9.
Browns de Cleveland (9-5) c. Texans de Houston (8-6)
PAS DE MAGIE

Le quart-arrière des Texans CJ Stroud ressent toujours des symptômes liés à sa commotion cérébrale et ne sera pas en uniforme. Un miracle avec Case Keenum face aux Titans la semaine dernière, c’était envisageable, mais contre la défense mordante des Browns, c’est plus irréaliste. Les Browns sont premiers contre la passe (158,9 verges par match) et huitièmes pour les sacs du quart avec 41. Comparer la mobilité de Keenum à celle de Stroud, c’est un peu comme comparer un yacht et un pédalo. Browns par 4.
Lions de Detroit (10-4) c. Vikings du Minnesota (7-7)
EN PLEIN EFFONDREMENT

Le château de cartes des Vikings semble en train de s’écrouler. Dans trois des quatre derniers matchs, les Mauves ont donné le touché victorieux à l’adversaire avec moins de deux minutes à écouler. La défense joue généralement très bien, mais finit par succomber au pire moment. Attention toutefois, les Lions ne l’ont pas emporté au Minnesota depuis octobre 2017, une série de cinq défaites. Les Vikings, qui reviennent avec Nick Mullens, sont toutefois 2-4 à Minneapolis cette saison. Lions par 6.
Commanders de Washington (4-10) c. Jets de New York (5-9)
DEUX RIVAUX EN CHUTE

Les Jets n’ont gagné qu’un seul match en sept semaines et c’était peut-être l’une des plus grandes anomalies du 21e siècle, quand Zach Wilson a eu l’air d’un choix de première ronde contre les Texans. Bon, oui, il est un choix de première ronde, mais on finit par en douter. Les Commanders sont loin d’être sans leurs bibittes, eux qui ont perdu leurs cinq derniers matchs en donnant chaque fois au moins 28 points. C’est le duel de la pire attaque de la ligue (Jets) contre la pire défense de la ligue (Commanders). Commanders par 3.
Seahawks de Seattle (7-7) c. Titans du Tennessee (5-9)
SEAHAWKS REVIGORÉS

Les Seahawks ont enfin montré des signes de vie lundi en battant les Eagles. Même Drew Lock a prouvé qu’il pouvait jouer, du moins temporairement. Geno Smith devrait revenir au jeu et l’attaque des Seahawks s’en portera encore mieux. Quand le porteur Kenneth Walker III est en santé, il est spectaculaire. Les Titans pourraient devoir s’en remettre à Ryan Tannehill. Will Levis est blessé à la cheville et son développement est devenu l’unique point d’intérêt. Dommage s’il est absent! Seahawks par 7.
Jaguars de Jacksonville (8-6) c. Buccaneers de Tampa Bay (7-7)
DEUX DÉFENSES POREUSES

Ce duel s'annonce très différent de ce qu'il aurait pu être. Le quart Trevor Lawrence a passé la semaine dans le protocole des commotions cérébrales et pourrait être absent. CJ Beathard, s'il le remplace, n'inspire pas confiance. Les Bucs connaissent de bons moments, mais sont 31es contre la passe (263,9 verges par match). Les Jaguars sont à peine mieux, eux qui logent au 29e rang à ce chapitre. Baker Mayfield pourrait poursuivre sur sa lancée. Buccaneers par 2.
Cardinals de l’Arizona (3-11) c. Bears de Chicago (5-9)
LA TÊTE AU FUTUR

Ce qui devient intéressant chez les Bears, c’est le débat entourant Justin Fields. Puisqu’ils détiennent le premier choix des Panthers, ils risquent de parler les premiers et de reluquer un quart. Fields a trois matchs pour prouver qu’il mérite son poste. Les Cardinals, eux, auraient grandement besoin du receveur Marvin Harrison Jr. au repêchage, que les Bears veulent sans doute aussi. Pourquoi parler du futur? Parce que dans le présent, c’est le genre de match où on vous recommande plutôt de surveiller la cuisson de la dinde. Bears par 3.
Cowboys de Dallas (10-4) c. Dolphins de Miami (10-4)
CHOC À MIAMI

Assurément le duel le plus embêtant de la semaine! Les Cowboys sont un club très ordinaire sur la route (3-4) et sont 1-3 face à des clubs gagnants. Les Dolphins excellent à la maison (6-1), mais sont 0-3 face à des clubs gagnants, avec 16,3 points par match seulement. Ils devraient miser sur le retour de Tyreek Hill pour galvaniser l’attaque, mais leur salut passe par le jeu au sol. Les Cowboys sont quatrièmes contre la passe et 19es contre la course. Ils ont les demis de coin et Micah Parsons pour embêter Tua Tagovailoa. Cowboys par 4.
Patriots de la Nouvelle-Angleterre (3-11) c. Broncos de Denver (7-7)
ENFIN LA MAISON

Les Broncos ont mal paru face aux Lions la semaine dernière, mais à leur décharge, ils disputaient un troisième match en 13 jours sur la route. Cette fois, ils retrouvent leurs pantoufles à Denver, avec huit jours de repos, ce qui n’est pas négligeable. La défense des Broncos a donné sept fois 130 verges ou plus au sol cette saison et quatre fois 180 ou plus. Les Patriots, par contre, ont été limités neuf fois à moins de 100 verges au sol. De grâce, c’est Noël, ne nous torturons pas à parler de leur attaque aérienne... Broncos par 4.
Raiders de Los Angeles (6-8) c. Chiefs de Kansas City (9-5)
DES RIVAUX GÉNÉREUX

Est-ce que tout est parfait chez les Chiefs? Certainement pas, mais, au moins, ils ont rebondi et leurs adversaires préférés se pointent à Kansas City. Non seulement ils ont battu les Raiders 11 fois lors de leurs 12 derniers duels, mais toutes les fois sauf une, ils ont inscrit au moins quatre touchés. Face aux Raiders, Patrick Mahomes a lancé 29 passes de touché et trois interceptions en 11 départs, en plus d’amasser 303,5 verges par match. On l’imagine presque arriver sous le sapin et sourire béatement devant tant de générosité. Chiefs par 9.
Giants de New York (5-9) c. Eagles de Philadelphie (10-4)
PAS DE TAILLE

Ces rivaux de division vont s’affronter lors de deux des trois dernières semaines. Pour les Eagles, qui viennent de perdre trois fois de suite, c’est le cadeau de la vie qui s’offre à eux. Lors des quatre derniers duels entre les Giants et les Eagles, la bande de Jalen Hurts l’a emporté par 31, 6, 26 et 24 points. La belle folie de Tommy DeVito semble s’estomper chez les Giants. Défensivement, ils sont l’une des pires équipes pour freiner la course (131,6 verges par match) et les Eagles vont s’en remettre à D’Andre Swift. Eagles par 13.
Ravens de Baltimore (11-3) c. 49ers de San Francisco (11-3)
TOUT UN 25 DÉCEMBRE!

Quoi demander de mieux comme soirée du 25 décembre? Il est logique de croire à ce stade-ci en un avant-goût du Super Bowl. Dans leur séquence de six victoires, les Niners ont inscrit en moyenne 34,5 points. La défense des Ravens ne donne que 16,1 points par match. Leur attaque au sol est redoutable avec 163,8 verges par match, mais l’explosif porteur Keaton Mitchell a vu sa saison prendre fin et sa vitesse dans le champ arrière est irremplaçable. Les 49ers sont troisièmes contre la course. 49ers par 7.