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Nordiq Canada: un budget moins élevé que celui prévu pour le fartage dans d’autres pays

Allez demander à Beckie Scott si, dans les circonstances, elle est satisfaite des résultats obtenus aux Jeux olympiques

Le Québécois Antoine Cyr, en arrière-plan avec le numéro 19, durant l’épreuve olympique de 50 kilomètres, le 21 février 2026, à Val di Fiemme.
Le Québécois Antoine Cyr, en arrière-plan avec le numéro 19, durant l’épreuve olympique de 50 kilomètres, le 21 février 2026, à Val di Fiemme. Photo Tobias Schwarz / AFP
Photo portrait de Benoît Rioux

Benoît Rioux

2026-03-01T16:00:00Z

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« Nos athlètes sont en compétition avec des équipes dont les budgets pour le fartage des skis sont plus élevés que le budget de tout notre programme. » 

• À lire aussi : « C’est une honte ! Nos athlètes méritent mieux »: la grande championne de ski de fond Beckie Scott découragée du sous-financement au Canada

Allez demander à Beckie Scott si, dans les circonstances, elle est satisfaite des résultats obtenus par l’équipe canadienne de ski de fond aux derniers Jeux olympiques, à Milan.

Beckie Scott a été nommée cheffe de la direction de Nordiq Canada, en mars 2025.
Beckie Scott a été nommée cheffe de la direction de Nordiq Canada, en mars 2025. Photo fournie par Nordiq Canada

« Il ne fait aucun doute que nous sommes fortement sous-financés dans un sport où il existe une corrélation directe entre le financement, la performance et les résultats, donc c’est remarquable et nous avons de quoi être énormément fiers lorsque nous voyons le genre de succès que nous avons connu à Milan-Cortina, répond la cheffe de direction de Nordiq Canada. Notre équipe a largement surpassé ses attentes et a prouvé qu’elle avait sa place parmi les meilleures au monde. Maintenant, il nous faut juste trouver un moyen de les soutenir et de les aider à continuer à progresser. »

La 11e place du Québécois Antoine Cyr à l’épreuve du 50 km tient pratiquement du miracle. Il n’a été devancé que par trois Norvégiens, dont l’intouchable champion Johannes Hoesflot Klaebo, deux Français, un Britannique, un Finlandais, un Suédois, un Allemand et un athlète individuel neutre qui, doit-on préciser, est d’origine russe.

Changement drastique 

Quand on lui demande de comparer l’époque actuelle avec celle où elle a gagné des médailles olympiques, soit l’or à Salt Lake City, en 2002, puis une en argent à Turin, en 2006, Scott laisse entendre que c’est le jour et la nuit.

« Les finances n’ont jamais été un facteur ou un obstacle pour moi lorsque je concourais, et je me souviens très bien que nous recevions le type de soutien nécessaire pour réussir de la part de l’organisation », a noté l’ancienne fondeuse.

« Le ski de fond à l’échelle internationale est déjà l’une des disciplines les plus exigeantes, et je ne peux pas imaginer y ajouter l’incertitude et la pression financières en tant qu’athlète », a-t-elle ajouté.

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