Noah Warren a finalement retrouvé ses repères
L’arrière joue son meilleur hockey depuis quelques semaines


Mathieu Boulay
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Noah Warren avait des attentes élevées à son retour dans la LHJMQ après son premier camp avec les Ducks d’Anaheim. Toutefois, ça ne s’est pas déroulé comme prévu.
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Après avoir été retranché par les Ducks, le défenseur droitier a subi une opération mineure à une cheville. L’intervention chirurgicale visait à retirer un éclat d’os qui frottait sur un ligament.
Warren a raté quelques semaines d’activités. Par la suite, il a eu de la difficulté à trouver son rythme de croisière. Il est parvenu à mettre cette séquence ardue derrière lui.
Depuis un mois, il a retrouvé ses marques. Malgré tout, le colosse de 6 pieds 5 pouces et 225 lb est assez critique envers lui-même.
« Je joue quand même bien, mais je trouve que je ne suis pas dominant. Je peux encore mieux jouer, a souligné Noah Warren au Journal. Je travaille sur le fait de jouer de la bonne façon. »
Ses standards sont très élevés.
« Je me mets beaucoup de pression sur les épaules. Je devrais peut-être m’en mettre un peu moins. Je suis bien conscient que les gens viennent me voir et savent que je suis un choix élevé au dernier repêchage [deuxième tour au dernier repêchage comme Tristan Luneau].
« Par contre, je suis un peu perfectionniste même si je sais que rien n’est parfait. »
Depuis le début de la saison, il a amassé 20 points en 46 rencontres tout en affichant un différentiel de +21.
Sentiment d’urgence
Certains joueurs ont besoin de pression pour livrer de bonnes performances. Warren semble être dans cette catégorie.
« Lors de mon camp avec les Ducks, je jouais avec un autre type de sentiment d’urgence, a-t-il raconté. Dans les dernières semaines, on a eu de gros matchs et cette sensation est revenue. Maintenant, je gère mieux ce type de situation.
« À Anaheim, tout a dépassé mes attentes. J’ai été capable de tenir mon bout. Un jour, je pense que je pourrai jouer à ce niveau. »
Bête de gymnase
Son entraîneur-chef, Louis Robitaille, décrit Warren comme un défenseur à caractère défensif.
« Ça va être un gars qui va affronter les gros trios adverses, a-t-il souligné. Il est physique et il possède le coup de patin pour jouer contre n’importe qui.
« Sur le plan de la maturité physique, il est en avant de Tristan [Luneau]. C’est une bête de gymnase. »
Bien sûr, sur la glace, il a des choses à peaufiner.
« Il doit trouver son calme avec la rondelle et il doit se valoriser là-dedans. Je lui dis de garder les choses simples et efficaces au lieu de chercher les faits saillants.
« C’est normal lors de son année après son repêchage. »
Un message au gardien des Mooseheads
Tristan Luneau est un compétiteur. Dans les dernières semaines, il a fait les manchettes en partie pour cette raison.
Lors d’un match contre les Mooseheads de Halifax à Gatineau, le défenseur a déjoué le gardien Mathis Rousseau. Après sa réussite, Luneau a décidé de s’arrêter pour fixer Rousseau sans parler.
« C’est une histoire qui remonte à un match qui s’est passé à Halifax, a raconté Luneau. Après m’avoir stoppé en tirs de barrage, il était parti après moi pour m’insulter. Ça m’est resté en tête. »
Il y a trois semaines, les Olympiques et les Mooseheads se sont retrouvés en tirs de barrage. Cette fois à Gatineau.
« Il [Rousseau] a recommencé le même manège qu’à Halifax avec nos premiers tireurs qui ont raté leurs tentatives. À mon tour, j’ai marqué et c’est à ce moment que j’ai décidé de le regarder.
« Ce n’était pas planifié, mais j’ai décidé de passer un petit message. On était à Gatineau et je voulais lui montrer que c’était chez nous. Ça n’allait pas se répéter dans notre édifice. »
« Tristan s’est fait manquer de respect, a mentionné Louis Robitaille. Il a marqué un gros but sur cette séquence. C’est dans ce type de situation que tu engranges de l’expérience.
« Les deux joueurs sont de gros compétiteurs. Tristan a eu de l’émotion comme on aime voir. Il n’y a pas eu de débordements. »
Animosité récente
La rivalité entre Luneau et Rousseau est très récente. Pourtant, les deux joueurs ne se connaissaient pas avant de s’affronter dans la LHJMQ.
« Avant ces deux événements, il n’y avait pas d’animosité. On ne se connaissait pas avant le junior. Par contre, je respecte sa façon d’aborder ses matchs. C’est un gros compétiteur. »