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Noah Warren a finalement retrouvé ses repères

L’arrière joue son meilleur hockey depuis quelques semaines

Noah Warren avant le match contre les Remparts, au Centre Vidéotron, en novembre.
Noah Warren avant le match contre les Remparts, au Centre Vidéotron, en novembre. Photo d’archives, Agence QMI
Photo portrait de Mathieu Boulay

Mathieu Boulay

2023-03-09T02:48:40Z

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Noah Warren avait des attentes élevées à son retour dans la LHJMQ après son premier camp avec les Ducks d’Anaheim. Toutefois, ça ne s’est pas déroulé comme prévu. 

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Après avoir été retranché par les Ducks, le défenseur droitier a subi une opération mineure à une cheville. L’intervention chirurgicale visait à retirer un éclat d’os qui frottait sur un ligament. 

Warren a raté quelques semaines d’activités. Par la suite, il a eu de la difficulté à trouver son rythme de croisière. Il est parvenu à mettre cette séquence ardue derrière lui. 

Depuis un mois, il a retrouvé ses marques. Malgré tout, le colosse de 6 pieds 5 pouces et 225 lb est assez critique envers lui-même. 

« Je joue quand même bien, mais je trouve que je ne suis pas dominant. Je peux encore mieux jouer, a souligné Noah Warren au Journal. Je travaille sur le fait de jouer de la bonne façon. »

Ses standards sont très élevés. 

« Je me mets beaucoup de pression sur les épaules. Je devrais peut-être m’en mettre un peu moins. Je suis bien conscient que les gens viennent me voir et savent que je suis un choix élevé au dernier repêchage [deuxième tour au dernier repêchage comme Tristan Luneau]. 

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« Par contre, je suis un peu perfectionniste même si je sais que rien n’est parfait. »

Depuis le début de la saison, il a amassé 20 points en 46 rencontres tout en affichant un différentiel de +21. 

Sentiment d’urgence

Certains joueurs ont besoin de pression pour livrer de bonnes performances. Warren semble être dans cette catégorie. 

« Lors de mon camp avec les Ducks, je jouais avec un autre type de sentiment d’urgence, a-t-il raconté. Dans les dernières semaines, on a eu de gros matchs et cette sensation est revenue. Maintenant, je gère mieux ce type de situation. 

« À Anaheim, tout a dépassé mes attentes. J’ai été capable de tenir mon bout. Un jour, je pense que je pourrai jouer à ce niveau. »

Bête de gymnase

Son entraîneur-chef, Louis Robitaille, décrit Warren comme un défenseur à caractère défensif. 

« Ça va être un gars qui va affronter les gros trios adverses, a-t-il souligné. Il est physique et il possède le coup de patin pour jouer contre n’importe qui. 

« Sur le plan de la maturité physique, il est en avant de Tristan [Luneau]. C’est une bête de gymnase. »

Bien sûr, sur la glace, il a des choses à peaufiner. 

« Il doit trouver son calme avec la rondelle et il doit se valoriser là-dedans. Je lui dis de garder les choses simples et efficaces au lieu de chercher les faits saillants. 

« C’est normal lors de son année après son repêchage. »

Un message au gardien des Mooseheads

Tristan Luneau est un compétiteur. Dans les dernières semaines, il a fait les manchettes en partie pour cette raison. 

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Lors d’un match contre les Mooseheads de Halifax à Gatineau, le défenseur a déjoué le gardien Mathis Rousseau. Après sa réussite, Luneau a décidé de s’arrêter pour fixer Rousseau sans parler. 

« C’est une histoire qui remonte à un match qui s’est passé à Halifax, a raconté Luneau. Après m’avoir stoppé en tirs de barrage, il était parti après moi pour m’insulter. Ça m’est resté en tête. »

Il y a trois semaines, les Olympiques et les Mooseheads se sont retrouvés en tirs de barrage. Cette fois à Gatineau. 

« Il [Rousseau] a recommencé le même manège qu’à Halifax avec nos premiers tireurs qui ont raté leurs tentatives. À mon tour, j’ai marqué et c’est à ce moment que j’ai décidé de le regarder. 

« Ce n’était pas planifié, mais j’ai décidé de passer un petit message. On était à Gatineau et je voulais lui montrer que c’était chez nous. Ça n’allait pas se répéter dans notre édifice. »

« Tristan s’est fait manquer de respect, a mentionné Louis Robitaille. Il a marqué un gros but sur cette séquence. C’est dans ce type de situation que tu engranges de l’expérience. 

« Les deux joueurs sont de gros compétiteurs. Tristan a eu de l’émotion comme on aime voir. Il n’y a pas eu de débordements. »

Animosité récente

La rivalité entre Luneau et Rousseau est très récente. Pourtant, les deux joueurs ne se connaissaient pas avant de s’affronter dans la LHJMQ. 

« Avant ces deux événements, il n’y avait pas d’animosité. On ne se connaissait pas avant le junior. Par contre, je respecte sa façon d’aborder ses matchs. C’est un gros compétiteur. »

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